Guesnain

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dimanche 5 avril 2020

Une pétition contre le réarmement de l'Allemagne, un article paru dans Ce Soir du 12 janvier 1951, qui fait état de 2000 signatures à Guesnain












Dans toute la France
PLUSIEURS DIZAINES DE
MILLIERS DE SIGNATURES
CHAQUE JOUR CONTRE LE
REARMEMENT DE L’ALLEMAGNE


L’IMMENSE travail que représente l’organisation de la Consultation nationale contre le réarmement se poursuit jour après jour. Dans tout le pays, les collecteurs de signatures vont discuter de porte en porte, sur les marchés, dans les chantiers et les usines pour recueillir la réponse des Français à la question dont dépend l’avenir de notre patrie. Et les résultats sont à la mesure de l’effort mis en œuvre.
Ainsi, les jeunes « Vaillants » (9 à 14 ans) du canton sud de Toulouse sont allés, dimanche dernier, demander leur avis aux habitants de la petite localité de Pouvourville : en quatre heures, ils visitent le tiers des fermes, et 80 % des personnes sollicitées répondent « non » à la nouvelle Wehrmacht. A Désertines (Allier), le Conseil municipal, au grand complet, inaugure la consultation en allant lui-même recueillir les signatures, de porte en porte.

A Liévin, devant sa maisonnette installée à l'entrée du puits : n° 3, le délégué mineur Oscar Lévêque dispose une urne. Et, à la remonte du poste du matin, à 13 heures, les mineurs, tout noirs de charbon ou gris de la poussière des « bottes », déposent leurs bulletins par centaines. 
Le puits n° 3, A Liévin, est appelé « la Fosse martyre » ; les nazis y tuèrent des dizaines de patriotes, et leurs camarades n’ont pas oublié...

Les Conseils municipaux, souvent intimement mêlés à la population, sensibles à sa volonté, ont exprimé dans d'innombrables voeux leur opposition à la renaissance d'une Wehrmacht. Signalons, parmi les derniers à s'être prononcés dans ce sens : celui de Millau (Aveyron), unanime ; celui de Cambon d’Albi, dans le Tarn ; celui de Mornac, en Charente ; ceux de Villard Bonnat, les Avenières, Izeaux, dans l’Isère, etc., etc... Aucune voix ne manque

A Bozel (Savoie), ce sont les représentants des anciens prisonniers de guerre, des internés et des déportés, de l’ancienne Armée secrète, de la C.G.T., de la C.F. T.C., du Parti communiste français qui rédigent une protestation contre le réarmement de l’Allemagne.

A Nancy (Meurthe-et-Moselle), c’est la section du Parti socialiste S.F.I.O., dont sont membres trois secrétaires fédéraux, qui  "élève une protestation solennelle contre le réarmement de l’Allemagne occidentale comme de l’Allemagne orientale, et en appelle à l’opinion publique des patriotes français, en particulier dans les provinces de l’Est, pour qu’elle prenne une conscience accrue des dangers de ce réarmement qui, alors que l’Europe n’est pas encore une véritable unité politique, est incompatible avec les idéaux et les exigences du Parti socialiste S.F.I.O. »

Aucune voix ne manque dans le grand cri que fait entendre la France pour empêcher le renouvellement des invasions qui la laissèrent exsangue et décimée, trois fois en soixante-dix ans.

Et les chiffres se multiplient : 2.000 à Sin-le-Noble, 2 000 à Guesnain, 1.500 à Dechy 2.100 à Avesnes - les - Aubert, dans le Nord, 100 % des 217 habitants de Rimplas, dans les Alpes-Maritimes.


Des dizaines de milliers chaque jour, annonciateurs des millions qui ne veulent pas d’une nouvelle armée allemande, et qui vont le dire...

samedi 29 août 2015

AVIS DE RECHERCHE DU GROUPE D'HISTOIRE LOCALE : QUAND A ÉTÉ PRISE CETTE PHOTO DU CLUB DE FOOT POLONAIS DE GUESNAIN "ISKRA" ? QUI EST SUR LA PHOTO ?

SUR LA PHOTO, ON RECONNAIT À GAUCHE LE DIRIGEANT JEAN KACZMAREK. MAIS PAS LES JOUEURS. AIDEZ-NOUS À LES NOMMER..

RAPPELONS QUE LE CLUB DE FOOT "ISKRA" A ÉTÉ FONDÉ EN 1934. 

Si vous avez des indices, nous vous remercions par avance de bien vouloir les communiquer à guesnainhistoirelocale@gmail.com


jeudi 23 octobre 2014

NOS POILUS PENDANT LA GUERRE 14-18. QUI ÉTAIENT-ILS? COMMENT LES GUESNINOIS ONT VÉCU CETTE TERRIBLE GUERRE ?





LE GROUPE D'HISTOIRE LOCALE A RASSEMBLÉ DES DOCUMENTS SUR LA GUERRE 14-18 ET LES PRÉSENTE À LA MAIRIE À COMPTER DU 11 NOVEMBRE. (SALLE DU CONSEIL MUNICIPAL) ENTRÉE LIBRE AUX HEURES D'OUVERTURE.

jeudi 20 mars 2014

LA COMPAGNIE DES MINES D'ANICHE, EN 1926, AIMAIT À MONTRER SA PUISSANCE INDUSTRIELLE, RÉUNIE ICI DANS UN ALBUM...



LA FOSSE SAINT RENÉ DE GUESNAIN, TELLE QU'ELLE APPARAÎT ICI DANS L'ALBUM DE LA COMPAGNIE DES MINES D'ANICHE EN 1926, À DÉCOUVRIR DANS LA VIDÉO CI-DESSOUS (COLLECTION JEAN-PIERRE BAYOT)




(CLIQUER SUR LA VIDÉO POUR LA FAIRE APPARAÎTRE EN GRAND)

lundi 3 mars 2014

JEAN WESOLOWSKI, ANCIEN MINEUR DE GUESNAIN ET DONATEUR AU GROUPE D'HISTOIRE LOCALE, À LA RENCONTRE DES ÉCOLIERS DE FÉRIN


Les élèves du CM2 de l’école Suzanne-Lanoy  de FÉRIN ont rencontré M. Jean WESOLOWSKI, ancien mineur de fond, venu spécialement raconter son passé au fond de la mine.

Certains élèves n'ont pas hésité à mettre la barrette et tenir la lampe et le pic comme un mineur.

Une rencontre, dans le cadre d’un projet d’école initié par Mme Kaczinski, qui les avait déjà amenés à créer en amont une bande dessinée sur le métier de mineur.
C’est à la bibliothèque municipale que Jean le mineur, debout au milieu des élèves, a durant près de deux heures, expliqué son métier. Mais la proximité ne s’arrête pas là : conscient qu’il partageait ce moment avec des jeunes qui découvraient le métier de mineur. Il a su tout au long de son intervention leur parler en tant qu’homme de la vie au fond de la mine. En effet, les questions concernant son travail, ses dangers, la peur parfois… étaient légion.
Les différents outils ont aussi eu leurs succès : béguin, sorte de béret en toile que le mineur mettait sur la tête avant de mettre son casque (appelé « barrette ») lampe, scie, pic, mais aussi une gaillette (grosse pierre de charbon)…
Au bout du compte, les élèves de Suzanne-Lanoy sont repartis enchantés de cette rencontre très conviviale qui a pleinement satisfait leur curiosité. Pour compléter leurs connaissances sur le sujet, la classe ira, fin mai, visiter le Centre historique minier de Lewarde.

samedi 18 janvier 2014

RETOUR SUR L'INAUGURATION DE L'EXPOSITION : "ILS SONT VENUS D'AILLEURS"

DIAPORAMA PHOTOGRAPHIQUE LORS DE L'INAUGURATION À LA MÉDIATHÈQUE ANDRÉ STIL DE GUESNAIN



(cliquer sur le coin droit en bas de la vidéo pour la faire apparaître en plein écran)

Plus de 100 panneaux que vous pouvez découvrir dans les quatre diaporamas musicaux ci-dessous classés par ordre alphabétique. Pour un meilleur confort de lecture, cliquez sur le bord droit en bas de la vidéo pour l'agrandir en mode plein écran...


1) les familles de A à G (Amadéi, Bénicourt, Biegala-Genge, Bielak, Bruguet, Carré, Ciraudo, Dudek, Dupont, Folisi, Gast



2) les familles G à L ( Gawlovicz, Gladysz, Grajczyk, Kaczmarek, Krakowiak, Krupka, Lahsen)


3) les familles de M à R (Malecki, Maniak, Meszaros, Nijaki, Peron, Russo)

4) les familles de S à W ( Saalek, Soldati, Stanek, Szelangiewicz, Szulc, Talbi, Ulbrello, Wachez, Wisniewski, Wleklik, Wozniak) 



mardi 31 décembre 2013

LE LIVRE SUR LA FOSSE SAINT RENÉ A DÉJÀ ÉTÉ VENDU À PRÈS DE 700 EXEMPLAIRES



A LA BRADERIE DU NAIN GAILLOU, LES MEMBRES DU GROUPE D'HISTOIRE LOCALE ONT EU UN SUCCÈS REMARQUABLE, NOTRE DIAPORAMA
 EN TÉMOIGNE :
ON PEUT SE PROCURER CET OUVRAGE À LA MÉDIATHÈQUE ANDRÉ STIL DE GUESNAIN




LE MAGAZINE "LE NORD" 
A RENDU COMPTE DE 
LA PARUTION DU LIVRE 
SUR LA FOSSE 
SAINT RENÉ DE GUESNAIN 
DANS SON ÉDITION D'OCTOBRE 2013, 
COMME ON PEUT LE VOIR
 DANS L'ARTICLE CI-CONTRE 
EXTRAIT DE LA REVUE...

dimanche 17 novembre 2013

AUX ORIGINES DE GUESNAIN, PREMIER ARTICLE DU GROUPE D'HISTOIRE LOCALE DE GUESNAIN


Il y a maintenant dix ans,  un groupe de Guesninoises et de Guesninois, passionnés d’histoire, s’est constitué pour le plus grand plaisir de la ville ; il s’appelle tout simplement, le groupe d’histoire locale. Il se réunit chaque vendredi matin à la médiathèque André Stil. 
La création de ce blog répond à un besoin de pérenniser les expositions qui ont été réalisées depuis dix ans et d'élargir le cercle des Guesninois intéressés par leur ville et son passé proche ou lointain.
Ronde d'enfants devant l'ancienne mairie de Guesnain (actuelle Maison pour Tous )

Si l’origine de Guesnain reste encore inconnue, on sait cependant que les dernières fouilles en lieu et place de la médiathèque actuelle ont révélé l’existence de traces certaines d’une occupation humaine à l’époque mérovingienne. Quoi qu’il en soit, au VIIème siècle « GAISNAING » appartenait à la bienheureuse ALDEGONDE patronne du village et fondatrice de l’abbaye de Maubeuge et ce, jusqu’en 1789.
Un acte du VIIIè siècle mentionne l’obligation pour « GHESNAING » de payer un impôt foncier (la gavenne) au comte Robert de Flandre en l’occurrence au souverain de Douay en contrepartie d’une protection que le dit souverain devait assurer.
Guesnain était alors un petit hameau en bordure de vastes étendues marécageuses (Les Marais). Une léproserie était située à l’écart des habitations entre ces dernières et les marais (lieu-dit Malmaison).
Nous possédons très peu d’informations sur l’histoire ancienne de Guesnain dans la mesure où les archives du village ont été brûlées et dispersées en 1710 au cours du siège et de la prise de Douai par les troupes alliées du duc de Marlborough et du prince Eugène de Savoie.
Puits de la ferme du Chapitre 
En 1811 le village compte 112 maisons et 450 habitants. En 1865 la Compagnie des Mines d’Aniche entreprend le fonçage du premier puits de la fosse Saint-René ( - 271 m ). En 1871 la fosse produisait 20.300 tonnes de charbon. Dès lors la population ouvrière va rapidement augmenter. De 581 habitants en 1871, elle passe à 914 habitants en 1881, 1748 habitants en 1901, 2534 habitants en 1991 et 3250 en 1927.
La Compagnie des Mines fait construire successivement les cités Saint-René, Varennes et Louvencourt.
En 1899 le puits n° 2 est creusé (- 414 m ). En 1901 la production atteint 177.470 tonnes, la fosse Saint-René est reliée avec la fosse Notre Dame (Waziers) et la fosse Sainte Marie (Auberchicourt) par une ligne de chemin de fer, une importante cité ouvrière est aussi construite : ce sont les Corons neufs que les mineurs surnomment « Corons sans beurre » (actuellement résidence Gérard Philipe et plan d’eau). Un dispensaire des Mines et un patronage tenu par des religieuses sont intégrés à cette cité.
La fosse Saint-René fut arrêtée une première fois pendant la guerre 1914-1918 au cours de laquelle les installations de surface furent détruites. L’exploitation reprit en 1921 pour s’arrêter définitivement le 3 août 1964.
Cinq générations de mineurs y ont travaillé. Depuis, ces cités minières ont fait place à de nouvelles résidences ou ont été rénovées comme « La Nouvelle cité », la « Malmaison » et « Couture brique ».
L’industrie s’est aussi développée à Guesnain avec la création, dès 1879, de la « Sucrerie » encore appelée « La Fabrique ». Cette usine est vite raccordée à la ligne de chemin de fer des Mines et sa production de sucre à partir de la betterave n’a cessé d’augmenter (2000 quintaux en 1879, 20.000 en 1912).
La production de sucre cessera vers 1945. En 1900 une usine électrique est construite en bordure de la route nationale pour fournir l’énergie nécessaire à l’exploitation de la ligne des tramways dite Compagnie des Tramways de Douai (CTD) qui exploite une ligne principale de Douai à Aniche en suivant la nationale dont elle occupera l’un des bas côtés.
La mine Saint René 
A côté des Corons s’installent des commerces et cafés, l’ensemble constituant un nouveau « village » autour des puits à côté de « l’ancien Guesnain » qui ne comprend qu’une douzaine d’exploitations agricoles, des fermes dont une seule a une réelle importance – c’est à elle qu’appartenait l’ancienne brasserie qui fut aussi fabrique d’espadrilles et cartonnerie – des commerces importants, quelques maisons d’ouvriers agricoles et des estaminets ( il y en avait 70 en 1912).
Pendant longtemps le village n’avait pas de maison commune. C’est en 1833 que la loi oblige la municipalité à construire une maison d’école mixte. On y installe aussi une salle pour le conseil municipal et les mariages, et un petit logement pour l’instituteur. En 1870 une nouvelle école de garçons est construite rue des Obeaux (rue Jean Jaurès). En 1900, pour des raisons d’insalubrité la Maison Commune est rasée, une jolie mairie au pignon espagnol (La Maison pour Tous) est édifiée sur la nouvelle place du village devant l’église.
Cette dernière est de construction récente. On pense qu’à l’origine c’était une grande chapelle qui fut érigée vers 1570 ( date inscrite sur l’une des colonnes monolithiques en grès) à l’endroit actuel. A côté de l’exploitation minière, l’agriculture fut aussi très prospère jusqu’au milieu du 20ème siècle.
Pour une superficie de la commune de 400 ha, 350 étaient constitués de terres labourables et de prairies. Les principales cultures étaient le blé, la betterave et l’avoine. A noter aussi que quelques établissements industriels de transformation des produits du sol ont existé au 19ème siècle : 2 moulins à farine et un moulin à huile.