FAIRE REVIVRE LE PASSÉ DE GUESNAIN AU TRAVERS DE RECHERCHES DOCUMENTAIRES, D'ENQUÊTES, D'ENREGISTREMENTS DE TÉMOIGNAGES ORAUX, D'EXPOSITIONS À THÈMES, D'ARTICLES DANS LA PRESSE ET DE LIVRES
Guesnain
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jeudi 10 décembre 2020
vendredi 16 octobre 2020
Naissance du Tramway à Guesnain (De Dorignies à Aniche)1897_10_01_La_Liberté
Actes et documents officiels (Journal officiel du 1er octobre 1897)
Décret déclarant d’utilité publique l’établissement, dans le département du Nord, d’une ligne de tramway à traction électrique de Dorignies à à Aniche.
Décret déclarant d’utilité publique l’établissement, dans lo département du Nord, d’une ligne de tramway à traction électrique de Dorignies à Aniche
La ligne principale ira de Dorignies à Aniche, par Douai, Dechy, Guesnain, Lewarde, Masny et Auberchicourt. Deux embranchements s’en détacheront : le premier pour relier le tramway à la gare du chemin de fer du Nord à Douai et le second pour desservir Sin-Ie-Noble. Concession faite à M. Faye, banquier à Lyon.
jeudi 2 avril 2020
Honorine Maryssael, bientôt centenaire à Guesnain, un article paru dans le Réveil du Nord du 11 août 1943
BIENTOT CENTENAIRE
Mme Honorine MARYSSAEL, DE GUESNAIN fait encore da la couture et se flatte de n'avoir jamais été malade
Le 26 avril prochain, Mme Honorine Maryssaël, née Boutelier, qui demeure actuellement à Guesnain aura 100 ans
La bonne vieille est née à Dunkerque où elle se maria le 12 décembre 1868 avec Edouard Maréchal, tisserand, qui était, lui, originaire de la bonne ville de Bruges.
Trois garçons vinrent successivement égayer ce foyer. En 1897,deux d’entre eux, Charles et Alfred, aujourd’hui âgés de 68 et 66 ans vinrent travailler à Guesnain où ils montèrent la ligne du tramway électrique.
Monsieur et Madame Maréchal les suivirent et c’est dans ces conditions qu’ils vinrent se fixer dans le Douaisis où ils devaient rester de nombreuses aux années.
 Au cours de l’autre guerre, le vieux ménage évacua dans le midi ou Madame Maryssaël eut la douleur de perdre le compagnon de son existence qui mourut à Bayonne en 1918.
En 1933, elle retournait à Dunkerque où elle séjourna de nouveau ; après les événements de 1940, elle se réfugia chez sa petite fille et son petit gendre. Madame est Monsieur Vannuiwembourg, chef du dépôt de tramways à Guesnain où elle se trouve encore.
Madame Maryssaël a 23 petits-enfants et un arrière-petit-enfant. Comblée de soins, l’aimable nonagénaire, qui a encore toute sa lucidité d’esprit, aime faire une petite promenade et un bout de causette. Elle ne porte de lunettes que pour coudre et a un bon appétit. Ayant toujours joui d’une parfaite santé, elle se chagrine bien un peu de ne plus entendre aussi bien mais le moral est à 100 % !

jeudi 12 février 2015
CE N'EST PAS D'HIER QUE LE TRAM DE DOUAI FAIT FRÉMIR. EN 1955, ON ENLEVAIT LES RAILS... AMBIANCE
En 1955, les habitants de Douai à Aniche pestaient déjà contre les travaux sur la route nationale 43 : route élargie, macadamisée et rails du tram enlevés, les tranchées étaient déjà d’actualité.Quand le tramway reliant Douai à Aniche a été démonté, en 1955, Guy Dargelly avait huit ans. Aujourd’hui, ce retraité passionné qui fait partie de la société d’histoire locale d’Aniche, passe tout son temps dans les bibliothèques, médiathèques et photothèques.
Au cours de ses recherches, il découvre, le jeu de mots est facile, une mine d’informations dans le journal Douai Mines édité par le groupe de Douai des Houillères du Nord-Pas-de-Calais, explique-t-il en sortant une pile de journaux. Il a été édité sur 20 ans, de fin 49 à fin 68 : il y a eu 224 numéros. »
Le journaliste, qui n’a pas signé, la décrit en ces mots : « La Nationale 43, entre Douai et Aniche, intéresse tout le groupe de Douai. Cette route de Douai à Aniche (…), c'est à la fois l'épine dorsale et l'artère aorte du Groupe. L'itinéraire est court : 13 petits kilomètres ; il est banal : des corons, des villages, peu de champs ; il est usuel, courant, fréquenté ; il est - ou plutôt était - même folklorique, car ses pavés le rendaient bien de chez nous. »
Nous sommes alors en 1955, et Douai Mines est distribué gratuitement aux mineurs, dans 20 000 foyers du Douaisis. Etat civil, travail du mineur, remises de médailles ou départ en retraite, ce journal raconte le quotidien des mineurs. Et en ce mois de novembre 1955, Douai Mines est à l’avant-garde et aborde un sujet qui fait toujours autant râler aujourd’hui : les travaux de la route reliant Douai à Aniche et le tram. « Il parle des travaux qui consistent à enlever les rails du tramway, explique Guy Dargelly, un sourire au coin des lèvres. Et les gens en ont un peu marre ! » C’est le moins qu’on puisse dire : le ton du journaliste est excédé et s’envole dans l’ironie.
« On sait qu'entre Douai et Aniche et vice-versa, nous sommes entrés dans l'ère des voyages surprise. (...) Les plaisanteries les courtes étant les meilleures, tout le monde peste, peu ou prou. Mais ce n'est pas une plaisanterie. Usagers ! On vous la rendra votre Nationale 43 ! On vous la rendra élargie, rectifiée, macadamisée, et même avec un joli petit pont au-dessus du passage à niveau de Sin-le-Noble. On nous la rendra c'est certain. Quand ? C'est là dessus que les avis sont partagés - et hélas les prévisions dépassées. On avait dit au 10 octobre et aux alentours du 10 novembre, on disait au 10 décembre en étant certain d'avance que ça n'est pas vrai. »
« Fini le souvenir du tram sur le côté de la route »
Visiblement, les travaux ont pris du retard. « Il y a un os dans le planning » comme le dit le journaliste. Le but de l’opération : recouvrir les pavés de macadam, élargir la route de 6 mètres à 9,50 mètres, pour pouvoir doubler facilement, ce qui effraie les Douaisiens. « Et déjà les timorés tremblent : on verra des fous faire de la vitesse, des malchanceux s'accrocher, des fous malchanceux se réduire en bouillie, peut-on lire dans l’article. Espérons que l'on n'en verra pas tant que ça. En tout cas, on - c'est-à-dire les piétons le verra de plus près, car les trottoirs ont été grignotés tantôt à droite, tantôt à gauche et tantôt des deux côtés. Fini, le souvenir du tramway sur le côté de la route. Finie aussi la grande surface du marché de Lewarde. »
« Piqueter des tranchées et des trottoirs »
Il y a 60 ans, nos ancêtres ont donc défait ce que nous sommes en train de refaire. Le tracé du tram d’aujourd’hui reprend exactement celui d’hier A l’époque pourtant, les rails du tramway, jugé obsolète, laissent place à une route lisse pour « l’affluence toujours grandissante de camions, touristes, scooters et mobylettes, sans compter les motos, cyclomoteurs ni les trucks transporteurs de l'entreprise Camus. »
« Costume d’autoroute »
Mais en attendant que tout ce petit monde puisse rouler sans encombre, ce sont des mois de galère pour les habitants. Et le journaliste d'expliquer que les automobilistes désertent la RN 43, lui préférant des cheminements plus calmes. Et on les comprend. On a commencé, pourrait-on dire, partout à la fois : sage précaution car un travail « en bout » risquait de durer jusqu'à la fin des temps. Cinq entreprises sont à l'oeuvre. On les a vu démarrer rapidement ; faire des levés, piqueter des tranchées et des trottoirs, ouvrir des fouilles pour poser des drainages puis reboucher les trous. » Tout cela pour que la Route Nationale 43 fasse « une grande toilette » et enfile son « costume d’autoroute » .
Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite...
dimanche 17 novembre 2013
AUX ORIGINES DE GUESNAIN, PREMIER ARTICLE DU GROUPE D'HISTOIRE LOCALE DE GUESNAIN
Il y a maintenant dix ans, un groupe de Guesninoises et de Guesninois, passionnés d’histoire, s’est constitué pour le plus grand plaisir de la ville ; il s’appelle tout simplement, le groupe d’histoire locale. Il se réunit chaque vendredi matin à la médiathèque André Stil.
La création de ce blog répond à un besoin de pérenniser les expositions qui ont été réalisées depuis dix ans et d'élargir le cercle des Guesninois intéressés par leur ville et son passé proche ou lointain.
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| Ronde d'enfants devant l'ancienne mairie de Guesnain (actuelle Maison pour Tous ) |
Si l’origine de Guesnain reste encore inconnue, on sait cependant que les dernières fouilles en lieu et place de la médiathèque actuelle ont révélé l’existence de traces certaines d’une occupation humaine à l’époque mérovingienne. Quoi qu’il en soit, au VIIème siècle « GAISNAING » appartenait à la bienheureuse ALDEGONDE patronne du village et fondatrice de l’abbaye de Maubeuge et ce, jusqu’en 1789.
Un acte du VIIIè siècle mentionne l’obligation pour « GHESNAING » de payer un impôt foncier (la gavenne) au comte Robert de Flandre en l’occurrence au souverain de Douay en contrepartie d’une protection que le dit souverain devait assurer.
Guesnain était alors un petit hameau en bordure de vastes étendues marécageuses (Les Marais). Une léproserie était située à l’écart des habitations entre ces dernières et les marais (lieu-dit Malmaison).
Nous possédons très peu d’informations sur l’histoire ancienne de Guesnain dans la mesure où les archives du village ont été brûlées et dispersées en 1710 au cours du siège et de la prise de Douai par les troupes alliées du duc de Marlborough et du prince Eugène de Savoie.
La Compagnie des Mines fait construire successivement les cités Saint-René, Varennes et Louvencourt.
En 1899 le puits n° 2 est creusé (- 414 m ). En 1901 la production atteint 177.470 tonnes, la fosse Saint-René est reliée avec la fosse Notre Dame (Waziers) et la fosse Sainte Marie (Auberchicourt) par une ligne de chemin de fer, une importante cité ouvrière est aussi construite : ce sont les Corons neufs que les mineurs surnomment « Corons sans beurre » (actuellement résidence Gérard Philipe et plan d’eau). Un dispensaire des Mines et un patronage tenu par des religieuses sont intégrés à cette cité.
La fosse Saint-René fut arrêtée une première fois pendant la guerre 1914-1918 au cours de laquelle les installations de surface furent détruites. L’exploitation reprit en 1921 pour s’arrêter définitivement le 3 août 1964.
Cinq générations de mineurs y ont travaillé. Depuis, ces cités minières ont fait place à de nouvelles résidences ou ont été rénovées comme « La Nouvelle cité », la « Malmaison » et « Couture brique ».
L’industrie s’est aussi développée à Guesnain avec la création, dès 1879, de la « Sucrerie » encore appelée « La Fabrique ». Cette usine est vite raccordée à la ligne de chemin de fer des Mines et sa production de sucre à partir de la betterave n’a cessé d’augmenter (2000 quintaux en 1879, 20.000 en 1912).
La production de sucre cessera vers 1945. En 1900 une usine électrique est construite en bordure de la route nationale pour fournir l’énergie nécessaire à l’exploitation de la ligne des tramways dite Compagnie des Tramways de Douai (CTD) qui exploite une ligne principale de Douai à Aniche en suivant la nationale dont elle occupera l’un des bas côtés.
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| La mine Saint René |
Pendant longtemps le village n’avait pas de maison commune. C’est en 1833 que la loi oblige la municipalité à construire une maison d’école mixte. On y installe aussi une salle pour le conseil municipal et les mariages, et un petit logement pour l’instituteur. En 1870 une nouvelle école de garçons est construite rue des Obeaux (rue Jean Jaurès). En 1900, pour des raisons d’insalubrité la Maison Commune est rasée, une jolie mairie au pignon espagnol (La Maison pour Tous) est édifiée sur la nouvelle place du village devant l’église.
Cette dernière est de construction récente. On pense qu’à l’origine c’était une grande chapelle qui fut érigée vers 1570 ( date inscrite sur l’une des colonnes monolithiques en grès) à l’endroit actuel. A côté de l’exploitation minière, l’agriculture fut aussi très prospère jusqu’au milieu du 20ème siècle.
Pour une superficie de la commune de 400 ha, 350 étaient constitués de terres labourables et de prairies. Les principales cultures étaient le blé, la betterave et l’avoine. A noter aussi que quelques établissements industriels de transformation des produits du sol ont existé au 19ème siècle : 2 moulins à farine et un moulin à huile.
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