Guesnain

Guesnain
Affichage des articles dont le libellé est PÉTITION. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est PÉTITION. Afficher tous les articles

lundi 13 avril 2020

Des pétitions pour la révision de la Constitution signées par des Guesninois, dans le contexte des préparatifs du coup d'état de Louis Napoléon Bonaparte du 2 décembre 1851, un article paru dans le Journal Officiel de l'époque, du 5 août 1851




Dans le contexte des suites de la révolution française de 1848 Louis-Napoléon Bonaparte arrive à se faire élire représentant du peuple puis président de la République. Son coup d'État du 2 décembre 1851 met fin à la Deuxième République, et lui permet l'année suivante de restaurer l'Empire à son profit. Ces pétitions sont peut-être destinées à modifier la Constitution de la IIè République à son avantage pour rétablir l'Empire





Voici l'extrait du Journal Officiel, où l'on cite Guesnain :


M. CHOQUE. J’ai l’honneur de déposer six pétitions signées par 323 conseillers municipaux ou électeurs des communes d’Ecaillon, Erchin, Guesnain, Loffre, Lewarde et Masny, arrondissement de Douay. Toutes demandent la prompte et entière révision de la constitution. 

Qui était Emmanuel CHOQUE ?

Illustration.

Docteur en droit en 1839, il est notaire à Douai. Conseiller général du Nord, il est député du Nord (Douai) de 1845 à 1846, siégeant dans l'opposition à la Monarchie de Juillet. Il est de nouveau député de 1848 à 1863 et de 1869 à 1870. Il siège avec les partisans du général Cavaignac, puis soutient le Second Empire.


Il deviendra brièvement maire de Douai entre 1860 et 1862.

Fonctions et carrière :

Député de la 5e circonscription du Nord

23 mai 1869 – 4 septembre 1870
Prédécesseur Félix Lambrecht (Tiers-parti)
Successeur Félix Lambrecht (Centre gauche)

Député de la 6e circonscription du Nord

29 février 1852 – 4 novembre 1863
Prédécesseur Lui-même
Successeur Félix Lambrecht (Tiers-parti)

Député du Nord

13 mai 1849 – 2 décembre 1851
Prédécesseur Lui-même
Successeur Lui-même

Député du Nord à l'Assemblée nationale constituante

23 avril 1848 – 25 mai 1849
Prédécesseur Amédée Bommart (Majorité ministérielle)
Successeur Lui-même

Député du 4e collège électoral du Nord (Douai)

27 septembre 1845 – 6 juillet 1846
Prédécesseur Charles-Édouard de Montozon (Majorité ministérielle)
Successeur Amédée Bommart (Majorité ministérielle)

Conseiller général du Nord

(élu pour le Canton de Douai-Sud)
1848 – 1867
Prédécesseur Lui-même
Successeur François-Victor Fiévet

Conseiller général du Nord

(élu pour les cantons de Douai-Sud et d'Arleux)
1839 – 1848
Prédécesseur Joseph Houdart
Successeur Louis Taffin d'Heursel (Canton d'Arleux)

Maire de Douai

1860 – 1863
Prédécesseur Jules Maurice (Droite)
Successeur Alfred Asselin
Biographie
Nom de naissance Emmanuel, Louis, Joseph Choque
Date de naissance 15 septembre 1806
Lieu de naissance Douai (Nord)
Date de décès 4 novembre 1873 (à 67 ans)
Lieu de décès Douai (Nord)
Nationalité  Français
Parti politique Majorité dynastique

Profession Notaire

dimanche 5 avril 2020

POUR L’INTERDICTION DE LA BOMBE ATOMIQUE, 2100 signatures à Guesnain, un article de l'Humanité du 12 mai 1950














Pour l'interdiction de la bombe atomique
51.383 signatures recensées dans le Douaisis et 15.500 à Calais


Avec 51.383 signatures approuvant l’appel de Stockholm, le Douaisis est à l’honneur de la lutte que mènent tous les combattants de la paix dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais.

A Beuvry 500 signatures ; Auchy 507, Coutiches 310, Nomain 400, Lallaing 1.620, Waziers 1.000, Sin-le-Noble 1.200, Frais-Marais 2 500, le Syndicat des mineurs 10.100 ; Dechy 4.300, Guesnain 2.100, Flers-en-Escrebieux 2.000, Cuincy 210, Lambres-lez-Douai, 214, Roost-Warendin 1.200 ; Pont de la Deule 1.000, Masny 436, Pecquencourt 5.000, Denain 5.000, Somain 2.486, Rieulay 300, Dorignies 4.000.

Le curé de Noyelles-Godault


Calais, qui s’est fixé un objectif de 40.000 signatures, vient de recenser 15.500 et le travail obtenu à Nomain où de nombreux travailleurs socialistes se sont déjà prononcés contre la bombe atomique. Les 12 conseillers municipaux S.F.I.O. viennent, à leur tour, de signer l’appel de Stockholm.

Dans le village de Maurice Thorez, Noyelles-Godault, le curé a également donné sa signature, ainsi que 2.200 autres habitants de la cité.


Une pétition contre le réarmement de l'Allemagne, un article paru dans Ce Soir du 12 janvier 1951, qui fait état de 2000 signatures à Guesnain












Dans toute la France
PLUSIEURS DIZAINES DE
MILLIERS DE SIGNATURES
CHAQUE JOUR CONTRE LE
REARMEMENT DE L’ALLEMAGNE


L’IMMENSE travail que représente l’organisation de la Consultation nationale contre le réarmement se poursuit jour après jour. Dans tout le pays, les collecteurs de signatures vont discuter de porte en porte, sur les marchés, dans les chantiers et les usines pour recueillir la réponse des Français à la question dont dépend l’avenir de notre patrie. Et les résultats sont à la mesure de l’effort mis en œuvre.
Ainsi, les jeunes « Vaillants » (9 à 14 ans) du canton sud de Toulouse sont allés, dimanche dernier, demander leur avis aux habitants de la petite localité de Pouvourville : en quatre heures, ils visitent le tiers des fermes, et 80 % des personnes sollicitées répondent « non » à la nouvelle Wehrmacht. A Désertines (Allier), le Conseil municipal, au grand complet, inaugure la consultation en allant lui-même recueillir les signatures, de porte en porte.

A Liévin, devant sa maisonnette installée à l'entrée du puits : n° 3, le délégué mineur Oscar Lévêque dispose une urne. Et, à la remonte du poste du matin, à 13 heures, les mineurs, tout noirs de charbon ou gris de la poussière des « bottes », déposent leurs bulletins par centaines. 
Le puits n° 3, A Liévin, est appelé « la Fosse martyre » ; les nazis y tuèrent des dizaines de patriotes, et leurs camarades n’ont pas oublié...

Les Conseils municipaux, souvent intimement mêlés à la population, sensibles à sa volonté, ont exprimé dans d'innombrables voeux leur opposition à la renaissance d'une Wehrmacht. Signalons, parmi les derniers à s'être prononcés dans ce sens : celui de Millau (Aveyron), unanime ; celui de Cambon d’Albi, dans le Tarn ; celui de Mornac, en Charente ; ceux de Villard Bonnat, les Avenières, Izeaux, dans l’Isère, etc., etc... Aucune voix ne manque

A Bozel (Savoie), ce sont les représentants des anciens prisonniers de guerre, des internés et des déportés, de l’ancienne Armée secrète, de la C.G.T., de la C.F. T.C., du Parti communiste français qui rédigent une protestation contre le réarmement de l’Allemagne.

A Nancy (Meurthe-et-Moselle), c’est la section du Parti socialiste S.F.I.O., dont sont membres trois secrétaires fédéraux, qui  "élève une protestation solennelle contre le réarmement de l’Allemagne occidentale comme de l’Allemagne orientale, et en appelle à l’opinion publique des patriotes français, en particulier dans les provinces de l’Est, pour qu’elle prenne une conscience accrue des dangers de ce réarmement qui, alors que l’Europe n’est pas encore une véritable unité politique, est incompatible avec les idéaux et les exigences du Parti socialiste S.F.I.O. »

Aucune voix ne manque dans le grand cri que fait entendre la France pour empêcher le renouvellement des invasions qui la laissèrent exsangue et décimée, trois fois en soixante-dix ans.

Et les chiffres se multiplient : 2.000 à Sin-le-Noble, 2 000 à Guesnain, 1.500 à Dechy 2.100 à Avesnes - les - Aubert, dans le Nord, 100 % des 217 habitants de Rimplas, dans les Alpes-Maritimes.


Des dizaines de milliers chaque jour, annonciateurs des millions qui ne veulent pas d’une nouvelle armée allemande, et qui vont le dire...