Guesnain

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samedi 17 octobre 2020

GRÈVE GÉNÉRALE DES MINEURS, RÉSULTAT DE LA CONSULTATION, 1901_09_19_Le_Temps

 





Voici quelques nouveaux résultats sur le référendum relatif à la grève générale :


Mines de l'Escarpelle. ” A Dorignies : pour la grève 390 voix, contre 40 ; à Pont-la-Deule : pour 70, contre 9 ; à Escrebieux : pour 43, contre 8.


Mines d'Aniche. ” A Sin-le-Noble : pour 315, contre 37 ; à Waziers : pour 164, contre 29 ; à Lewarde-Guesnain : pour 85, contre 18; à Dechy : pour 126, contre 18; à Aniche : pour 223, contre 59; à Abscon : pour 17, contre 2.


Mines de Douchy : pour 342, contre 133.


Mines d'Azincourt : pour 230,. contre 35.






jeudi 11 juin 2020

Les grèves du Nord, et une marche vers Guesnain




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Les grèves du Nord 


Ce n'est plus seulement dans les houillères du Pas-de-Calais que la grève existe, elle s'étend dans le département du Nord et se développe en Belgique. Voici les renseignements que nous communique l'Agence Havas sur les grèves en France : 

Lille, 22 octobre. 


La nuit dernière, les grévistes de Dorignies sa sont dirigés de Waziers à Sin-le-Noble pour arrêter le travail dans cette portion de concession. 

A Aniche, ils ont en partie réussi, car à la fosse Gayant, une centaine de mineurs, sur 500, n'ont pas repris le travail, et à la fosse Bugnicourt un certain nombre de mineurs ne sont pas descendus. 

Les fosses du bassin de l'EscarpelIe, qui continuent à travailler, n'ont qu'un effectif très restreint. Tout est calme cependant. 

Des patrouilles de gendarmerie et d'artillerie circulent d'une fosse à l'autre pour assurer le maintien de l'ordre. La nuit dernière, un gréviste est tombé dans une escarpe et n'a pu être retiré qu'une heure après. Un artilleur qui se trouvait non loin de là a essayé en vain de lui porter secours. 

Les nouvelles qui nous parviennent ce soir paraissent plus rassurantes. 

Arras, 22 octobre. 


La situation de la grève s'est un peu améliorée dans le centre des bassins de Courrières, de Drocourt et de Lens, au puits n° 3 ; mais la grève s'étend vers les deux extrémités de la région. 

Le chômage est complet à Bruay. On a des inquiétudes à Nœux et à Marles. 

Dans le Nord, le chômage est également complet à l'Escarpelle, et commence à gagner Aniche. 

Dorignies, 23 octobre. 


Dans une réunion qui a eu lieu hier ici, M. Jouvenot a rendu compte.de l'entrevue avec M. Brun, directeur de la Compagnie de l'Escarpelle. La continuation de la grève a été décidée à l'unanimité. L'assemblée a décidé que l'on partirait en groupes sur Sin-le-Noble, Dechy, Guesnain, Lewarde, Aniche, Denain, Anzin, Abscon. 

A la sortie de la réunion, les mineurs ont été dispersés par la gendarmerie et l'artillerie, mais ils se sont reformés en un groupe compact qui, drapeau en tête, après avoir circulé dans Dorignies en recrutant des camarades se sont dirigés sur Waziers. 

La route leur a été barrée par la troupe au pont du fort de la Scarpe. Une arrestation y a été opérée. Ils se sont rendus par petits groupes à la réunion qui devait avoir lieu à. Waziers. 
La grève a été également proclamée. 
Il a été décidé que deux groupes se formeraient pour aller détourner les mineurs du travail dans le reste de la concession d'Aniche, Denain et Anzin.


Les grèves du Pas-de-Calais ont gagné, le Nord, à l'Escarpelle et menacent de s'étendre jusqu'à Aniche. L'augmentation de 10%, réclamée et obtenue par les grévistes a paru insuffisante à quelques-uns. Dans le but d'obtenir en outre quelques modifications équivalant, dit-on, à une augmentation nouvelle de 3 % de leur salaire, les mécontents ont décidé de continuer la grève et d'y entraîner ceux de leurs camarades qui, satisfaits des concessions obtenues, avaient repris leur travail. Ils y ont réussi en partie, de sorte que la région du Nord compte en ce moment plus de 13,000 grévistes, bon gré mal gré. L'augmentation de 3 % en vue de laquelle les mineurs font la grève ne les dédommagera pas des frais de chômage employés à la conquérir.
On écrit au Nouvelliste du Nord
A Bruay, la grève de partielle est devenue générale. Dans le bassin de Bully-Grenay, le mouvement s'est étendu et une grande partie des ouvriers chôment. A Liévin, à Courrières, à Courcelles-lez-Lens, la situation ne s'est pas modifiée. On signale une légère détente chez les ouvriers de la compagnie de Drocourt.
Nous n'avons à signaler aucun incident. Le nombre des soldats qui se trouvent sur le théâtre des grèves est maintenant considérable. 
Quant au chiffre des grévistes, dans le Pas-de-Calais seulement, il dépassait ce matin treize mille. C'est un des plus élevés qui aient été atteints.
La grève est générale à Dorignies, et dans tout le bassin de l'Escarpelle. Vers trois heures, ce matin, des mineurs de Dorignies, au nombre de cent cinquante, se sont portés vers la fosse de Waziers, appartenant à la compagnie d'Aniche. Une collision s'est produite aux ponts du fort de Scarpe, qui étaient gardés par les troupes d'infanterie et d'artillerie. Les mineurs ont été repoussés ; mais cent mètres plus loin, ils ont traversé la canal les uns en barque, les autres à la nage»
Ils ont essayé d'arrêter le travail à la fosse Gayant, où déjà, 340 mineurs sur 400 n'étaient pas descendus. Ils sont revenus à Dorignies ; mais, en repassant le canal, le nommé Auguste Fontaine s'est noyé ; son cadavre a été retiré une heure plus tard. A une heure, une réunion fort mouvementée a été tenue à Dorignies, chez Deleau; deux cents assistants ont voté la continuation de la grève. Aux revendications déjà formulées, ils ont ajouté le renvoi de deux chefs porions et du médecin M. Dransart. Une délégation des mineurs de Courcelles est arrivée ce matin à Dorignies. 
Rien à signaler pour Sin, Dechy, Guesnain et Aniche. Comme la paye se fait partout aujourd'hui, on craint que la grève ne soit complète demain à Dechy.
 Les fosses sont gardées partout par la gendarmerie et la troupe. 

mardi 21 avril 2020

Un article sur les mineurs du Nord et leurs dures conditions de travail à Guesnain, un article paru dans le journal "L'Intransigeant" du 21 décembre 1883. Extrait d'un discours de Basly










LES MINEURS DU NORD


Une importante réunion vient lieu à Denain, composée de délégués des syndicats de Vieux-Condé, Hergnies, Fresnes-le-Trieux, Fresnes-le-Midi, Onnaing, Anzin, Bruay, Vicoigne, La Sentinelle, Saint-Waast, Herrin, Haveluy, Wallers, Helesmes, Lourches, Abscon, Escaudain, Erre, Fenain, Somain, Aniche, Monchecourt, Pecquencourt, Dechy, Guesnain, Sin-le-Noble, Waziers, Dorignies, Denain, qui ne comprennent pas moins de 1,500 mineurs. 
La réunion a eu lieu à trois heures, salle de l'Hermitage ; 80 délégués étaient présents. 
Du remarquable discours du citoyen Basly nous citons le passage suivant :
Sous le prétexte que les machines qui font mouvoir les cages sont d'une force trop grande pour le peu de profondeur de la fosse (200 mètres), la Compagnie a exigé des mineurs qu'ils descendissent par les échelles, et quand ils se présentèrent samedi matin, à l’entrée des puits, on leur déclara qu'à l'avenir ils n’auraient à se servir que de ce moyen de descente. On sait combien ce système est pénible et dangereux ; de plus, l’eau dégouttant constamment des parois lorsque des ouvriers atteignent le niveau d'extraction, ils se trouvent mouillés jusqu'aux os. 
Les ouvriers n'acceptèrent point cette transformation et se retirèrent au nombre do 430.
Ce sont, on le voit, des vexations continuelles. Il y a quelques jours les mineurs de Bruay voulaient également se mettre eu grève par suite du renvoi de plusieurs de leurs camarades. C'est sur nos instances qu'ils ont bien voulu attendre.
A Dorignies le même fait s’est produit. La Compagnie a voulu imposer un travail épouvantable pendant la quinzaine Sainte-Barbe. 
Exténués, les mineurs refusaient de descendre dans la fosse et ce n’est-qu’à force de démarches qu'on a pu les convaincre que le syndicat pouvait seul s’occuper de, cette question d’une façon sérieuse. 
Cependant, conclut le délégué, ne précipitons rien, mettons en demeure les capitalistes de réintégrer nos camarades ; faisons pour cela appel aux pouvoirs publics, et si les proscriptions et les aggravations de travail dont nous sommes victimes ne cessent, alors nous aurons recours à la grève et ferons appel à la solidarité de nos frères de travail
Cette manière de procéder, a été acceptée par la réunion, qui n’a pas cessé d’être très calme.

Émile Basly, né le  à Valenciennes, et mort le  à Lens, à l'âge de 74 ans, est un syndicaliste et homme politique français. Une des grandes figures du syndicalisme dont il est l'animateur et le pilier pendant vingt ans dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, avec Arthur Lamendin, il fait ensuite une carrière politique à Lens, où son nom est indissociable de la ville, et passe à la postérité pour avoir inspiré à Émile Zola le personnage d'Étienne Lantier dans Germinal.

lundi 20 avril 2020

Suite de la grève des mineurs, les ouvriers de la fosse Saint-René ont refusé de descendre, un article paru dans "le Français, du 28 juillet 1878














Les grèves. 

Bien qu’en somme la situation dans le Nord ne paraisse pas s’être améliorée, les journaux de la gauche prétendent qu’il y a une tendance à la reprise du travail. En ce qui touche le bassin du département du Nord, l'Impartial de Valenciennes résume ainsi la situation : 
A Denain, les ouvriers n’ont pas cessé jusqu’à présent de montrer le même calme. 
A Haveluy, sur 441 ouvriers, 308 environ sont descendus hier matin dans les fosses. Chose bonne à remarquer, c'est que tous les ouvriers mineurs domiciliés à Haveluy même se sont remis au travail ; ceux qui s’abstiennent encore sont des ouvriers étrangers à la commune. 
Dans les différentes fosses d’Anzin, un certain nombre de mineurs sont descendus. A Anzin, il y en avait samedi matin 40 environ , à la Réussite 86 , à Saint Louis 50. A Rœulx, à Abscon, à Saint-Marc, aux fosses d’Aniche appelées la Renaissance, l’Archevêque et Sainte-Marie, les deux tiers environ sont descendus. 
A Vieux-Condé seul, les mineurs persistent toujours dans leur refus de travailler. Samedi, ils ont eu avec le directeur général, M. de Marsilly, une entrevue qui ne parait avoir amené aucun résultat. 

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Pour la région d’Aniche, l'Emancipateur, de Cambrai, nous donne les renseignements suivants : 
La grève de la Compagnie d’Aniche semble rester stationnaire ; les mesures de rigueur prises par l’autorité militaire ont eu pour effet d’épouvanter les grévistes et de les empêcher de renouveler leurs tentatives sur des fosses encore en activité. 
Les ouvriers de la fosse Saint-René, à Guesnain, ont refusé de descendre ; une trentaine seulement ont repris leur travail ; l’autorité militaire faisait escorter par deux soldats chaque ouvrier qui désirait descendre dans la fosse ; mais la crainte de représailles de la part de leurs compagnons était si forte que peu de ces malheureux ont osé profiter de cette protection. On est parvenu à protéger efficacement les fosses d’Aniche ; les ouvriers de cette commune ne paraissent d’ailleurs nullement disposés à se mettre en grève. En résumé, il n’y a dans la Compagnie d'Aniche que trois fosses en grève, celles de Dechy, Guesnain et Notre-Dame, situées près de Douai, et encore dans ces deux dernières la grève n’est que partielle.

dimanche 19 avril 2020

Les grèves de mineurs dans le Nord (suite) un article paru dans le Siècle du 28 juillet 1878 où Guesnain et Dechy tiennent la vedette, des poursuites judiciaires pour mendicité sont évoquées















LES GRÈVES 
NOUS LISONS DANS L'ECHO DU NORD : 


JUSQU'À CE JOUR 81 GRÉVISTES ONT ÉTÉ ARRÊTÉS 1117 NON-LIEU ONT ÉTÉ PRONONCÉS ; 20 ONT ÉTÉ CONDAMNÉS LE 18 JUILLET ; 44 PRÉVENUS COMPARAÎTRONT PROCHAINEMENT DEVANT LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE VALENCIENNES. 
PARMI CES DERNIERS, SE TROUVENT TROIS DES PRINCIPAUX MENEURS : ILDELPHONSE GORNIL ET LES FRÈRES GOSSELIN. 
EN RAISON DU NOMBRE DES PRÉVENUS, DEUX JUGES ONT REÇU DES DÉLÉGATIONS DE M. LE PRÉSIDENT DU TRIBUNAL POUR HÂTER LES INTERROGATOIRES. LES SAGES MESURES PRISES PAR L'AUTORI TÉ MILITAIRE ONT PRODUIT LES PLUS HEUREUX RÉSULTATS, RELATIVEMENT À LA GRÈVE QUI S'EST DÉCLARÉE MARDI DANS LA CONCESSION DE LA COMPAGNIE D'ANICHE. 
APRÈS LEUR RÉUNION DE MARDI, LES MEMBRES DU CONSEIL DE RÉGIE, MM. LE GÉNÉRAL DE CHABAUD-LATOUR, LE DUC D'AUDI FFRET-PASQUIER, GORNÉLIS DE WITT, ARTHUR DE GHABAU-LATOUR FILS, CASIMIR-PERIER, SABATIER, SE SONT RENDUS, INDIVIDUELLEMENT, CHEZ LE SOUS-PRÉFET DE VALENCIENNES, M CASTELAIN, ET LUI ONT EXPRIMÉ LEUR RECONNAISSANCE POUR L'ACTIVITÉ QU'IL N'A CESSÉ DE DÉPLOYER DÈS LE DÉBUT DE LA GRÈVE, ET L'INTELLIGENTE ORGANISATION DES PREMIÈRES MESURES RÉPRESSIVES, GRÂCE AUXQUELLES LES GRÉVISTES ONT ÉTÉ TENUS EN RESPECT, ET LES CHARBONNAGES VOISINS PRÉSERVÉS. 
 LES MINEURS TURBULENTS QUI ONT PROVOQUÉ LA GRÈVE À DECHY ET QUI AURAIENT EMPÊCHÉ ÉGALEMENT LES OUVRIÈRS DE DESCENDRE À GUESNAIN, ONT ÉTÉ RÉDUITS À L'IMPUISSANCE PAR LA PRÉSENCE DES TROUPES ET PAR LES MESURES DE L'ADMINISTRATION ET DU PARQUET. LE BATAILLON DU 33È DE LIGNE QUI TIENT GARNISON À DOUAI, A ENTOURÉ DECHY. UN DÉTACHEMENT DE DRAGONS EN OCCUPE LE CENTRE. DES POSTES MILITAIRES ONT ÉTÉ ÉTABLIS À GUESNAIN, MASNY ET SIN. LES OUVRIERS COUPABLES DE VIOLENCES ET D'ENTRAVES PAR MENACES À LA LIBERTÉ, DE LEURS COMPAGNONS ONT ÉTÉ ARRÊTÉS. DÈS LORS, LA CRAINTE A DISPARU CHEZ LES NOMBREUX MINEURS DISPOSÉS À DESCENDRE DANS LES FOSSES. LES DÉPÊCHES DE MERCREDI ANNONÇAIENT UNE AMÉLIO RATION TRÈS-SENSIBLE; JEUDI LE TRAVAIL ÉTAIT EN ACTIVITÉ PARTOUT, MÊME À DECBY, OÙ 118 OUVRIERS SE SONT PRÉSENTÉS LE MATIN. A GUESNAIN ET À WAZIERS, IL NE MANQUE GUÈRE QUE 25 À 35 OUVRIERS SUR LE CHIFFRE TOTAL. LE CALME EST COMPLET PARTOUT. 
  UNE DOUZAINE D'ARRESTATIONS SEULEMENT ONT ÉTÉ MAINTENUES. 
P. S. NOS DERNIÈRES DÉPÊCHES ANNONCENT QUE LA SITUATION S'EST SENSIBLEMENT AMÉLIORÉE. 
  LE TRAVAIL A REPRIS À DECHY. LES AUTRES FOSSES DE LA CONCESSION D'ANICHE SONT DANS LEUR ÉTAT NORMAL, À L'EXCEPTION DE CELLE DE GAYANT, OÙ LA PLUPART DES MINEURS ONT REFUSÉ DE DESCENDRE VENDREDI MATIN. PLUSIEURS GRÉVISTES ONT ÉTÉ ARRÊTÉS POUR AVOIR MENACÉ LEURS CAMARADES QUI VOULAIENT CONTINUER LE TRAVAIL. 
93 OUVRIERS SONT DESCENDUS VENDREDI À CASIMIR-PERIER, 195 À RŒULX, 70 À SAINT-MARC, 350 À SAINT-WAAST, 160 À SAINT-LOUIS, 80 À HÉRIN, 320 À ESCAUDAIN ; HAVELUY EST AU COMPLET. 
UNE PATROUILLE A ARRÊTÉ, CETTE NUIT, À ESCAUDAIN SEPT GRÉVISTES. 
   A VIEUX-CONDÉ, DES DÉLÉGUÉS ONT EU UN ENTRETIEN AVEC M. DE MARCILLY. ON ESPÈRE QUE LE TRAVAIL REPRENDRA BIENTÔT. 
  LE 43° DE LIGNE EST RENTRÉ JEUDI À LILLE. TOUT EST CALME À LENS. 
  LE TRIBUNAL DE DOUAI, DANS SON AUDIENCE DU 24 COURANT, A JUGÉ ENCORE DIVERSES AFFAIRES RELATIVES À LA GRÈVE DE DORIGNIES : LES NOMMÉES PRUDENT ET PAUX, FEMMES DE MINEURS, CONDAMNÉES SAMEDI DERNIER PAR LE TRIBUNAL DE DOUAI, ÉTAIENT ACCUSÉES DE VIOLENCES ET DE VOIES DE FAIT SUR LE SIEUR BÉDARD, TÉMOIN À CHARGE CONTRE LEURS MARIS. 
  LE TRIBUNAL A CONDAMNÉ À SIX JOURS DE PRI SON LA FEMME PRUDENT ET À TROIS JOURS LA FEMME PAUX
  M. LE PROCUREUR DE LA GORCE APPELLE A MINIMA  DE CE JUGEMENT. 
  LE TRIBUNAL A JUGÉ UNE DEUXIÈME AFFAIRE DE GRÉVISTES. JULES GÉRARD, MINEUR, À SOMAIN, ÉTAIT ACCUSÉ D'ENTRAVES À LA LIBERTÉ DU TRAVAIL. ON L'A CONDAMNÉ À DEUX MOIS DE PRISON.

  L'AGENCE HAVAS NOUS COMMUNIQUE LES DÉPÊCHES SUIVANTES : 

VALENCIENNES, 26 JUILLET, SOIR. 

LES CRAINTES QU'ON PARAISSAIT ÉPROUVER AU SUJET DE DENAIN N'ONT PAS ÉTÉ JUSTIFIÉES, TOUTEFOIS ELLES N'ONT PAS ENCORE DISPARU COMPLÈTEMENT. A ANZIN, LA SITUATION S'EST AMÉLIORÉE ; À HAVELUY, tous les ouvriers ont travaillé aujourd'hui. A Saint-Louis sont descendus 370 mineurs ; à Bleuze-Borne, 60; à Chabaud-Latour, 42, à Lavaresse. 40; à Saint-Léonard, 18; à Amaury, 2; à Bonnepart, 4; dans les fosses de la division d'Abscon, 458 sur 2,500. 
  A Dechy, la travail a repris complètement. Dans toutes les autres fosses dépendant de la compagnie d'Aniche, le travail s'est continué de la manière la plus régulière, sauf à la fosse de Gayant où une partie des ouvriers se sont mis en grève aujourd'hui. Cent mineurs seulement sur 215 sont descendus dans cette fosse qui fait partie de la division de Douai. A Berincourt, qui appartient à la même division, quelques ouvriers ont également cessé leur travail ; 13 sur 35 sont descendus aujourd'hui. 
  Des mesures militaires ont été prises immédiatement pour empêcher l'agitation, qui a seulement éclaté dans ces deux fosses, de gagner du terrain. 
  Peu d'incidents à noter. Ce matin, un groupe d'environ 200 grévistes, armés de bâtons, s'est présenté à l'entrée de la fosse Saint-Louis pour empêcher les mineurs de descendre. Pendant ce temps, une autre bande faisait la même chose à Bleuze-Borne. 
  La troupe a dispersé ces bandes et arrêté 23 individus qui ont été relâchés quelques instants après. 

Douai, 27 juillet. 


Situation excellente dans l'arrondissement de Douai. Toutes les fosses de la compagnie d'Aniche travaillent dans les conditions normales. A Gayant, il ne manque plus que 30 ouvriers ; les deux tentatives de grève de Dechy et Gayant ont été réprimées aussitôt ; on espère qu'elles ne se renouvelleront pas. On a de bonnes nouvelles du groupe d'Abscon de la compagnie d'Anzin : cinq cents à six cents ouvriers sont descendus ce matin dans les fosses comprenant ce groupe ; c'est le tiers de l'effectif normal. 

Douai, 26 juillet, soir. 


Le tribunal a jugé aujourd'hui un certain nombre de grévistes peur mendicité ou pour avoir voulu empêcher le travail à Guesnain. Un de ces derniers a été condamné a huit mois de prison et deux ans de surveillance. On assure que l'autorité judiciaire aurait mis la main sur un ou deux des principaux instigateurs de la grève. 

Somain, 27 juillet. 

La nuit a été calme; les ouvriers de la compagnie d'Aniche sont descendus sans hésitation aux fosses de Sainte-Marie, l'Archevêque et de la Renaissance. Il y a, aux fosses de la compagnie d'Anzin, près Somain 126 ouvriers descendus à la fosse Casimir Perier, 181 à Rœulx, 232 à Saint-Marc. La situation continue à s'améliorer. 

jeudi 16 avril 2020

Grève des mineurs du Nord et du Pas-de-Calais où il est question de grévistes qui forcent les mineurs de Guesnain et Dechy à remonter et se joindre à eux, un article paru dans le Courrier de Saône et Loire du 27 juillet 1872







Une grève s’est déclarée dans les bassins houillers du département du Nord. Dans le principe, aucun désordre ne s’était produit. Malheureusement, les choses ont pris avant-hier, une autre tournure. 
A Anzin un commencement de troubles a dû être réprimé par les troupes. Le Sous-préfet de Valenciennes s’était rendu sur les lieux. Un régiment est parti de Paris avec tentes et vivres pour renforcer les troupes. Le 24 au soir, à Denain, des émeutiers ont tiré des coups de feu sur la troupe qui a riposté. Un mineur a été tué. Les autres se sont enfuis. On a fait 40 arrestations, la nuit a été calme — Les mesures les plus sévères sont prises pour garantir et assurer la liberté des ouvriers qui désirent travailler. Le président de la République a écrit, à ce sujet, une lettre très énergique aux préfets et aux généraux. M. Thiers leur recommande, tout en respectant la liberté des ouvriers qui ne veulent pas travailler, d’assurer celle de ceux qui veulent travailler. L’attitude des grévistes à Billy-Montigny et à Hénin-Liétard est très calme. Il y a sur différents points de forts détachements d’infanterie et de cavalerie, plus une compagnie de gendarmerie mobile venue des environs d'Hazebrouck. Trois compagnies d’infanterie stationnent à Aniche. A Dorignies, l’Escarpelle, etc., se trouvent des troupes venues de tous les points du département. Elles sont placées sous les ordres du général commandant le département. M. le préfet, M. le général commandant la division par intérim sont à Douai. 
L'Indépendant de Douai rapporte que les grévistes de Notre-Dame forcent les ouvriers de Gayant à se rendre avec eux à la fosse de Dechy, puis à celle de Guesnain, et font remonter tous les ouvriers qu’ils obligent à se joindre à eux. Nous lisons, en outre, dans le journal le Pas-de-Calais ce qui suit sur la grève dans ce département : « J’apprends de source certaine que Nœux et Annezin sont tranquilles. Les mineurs de Marles travaillent depuis ce matin. Lens travaille aussi. »


Le lendemain dans le Constitutionnel, on trouve les mêmes informations ainsi que d'autres sur la situation dans le bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais, à partir d'une note émanant de la préfecture du Nord adressée aux journaux de Lille





Troubles dans le Nord.


"La préfecture du Nord communique la note suivante aux journaux de "Lille : 

« Depuis deux jours des grèves nombreuses se sont produites dans le bassin houiller de Valenciennes à Douai, notamment à Denain, Lourches, l'Escarpelle, Dorignies, Aniche. Sur plusieurs points la grève a conservé un caractère pacifique et les ouvriers commençaient à rentrer dans les fosses et à reprendre leurs travaux. Hier la situation s'est aggravée : des bandes d'ouvriers venant des environs de Douai se sont portées sur les mines où le travail avait repris afin de forcer les mineurs à faire grève. Dans la-journée une bande de 1.200 ouvriers venue à Aniche a été refoulée sur Douai par le sous-préfet et trois compagnies d'infanterie ; un peu plus tard une autre bande s'est portée de Lourches sur Denain; chargée au trot par la cavalerie, elle a été promptement dispersée après avoir tiré plusieurs coups de feu sur la troupe. ». 
Enfin, hier soir, une, nouvelle bande d'environ 800 hommes a cherché à envahir la gare de Denain et à désarmer le poste. Ils ont tiré à plusieurs reprises sur la troupe à coups de feu et à coups de pierre. » 
La troupe a fait feu pour se défendre. Un mineur a été tué et deux blessés. Un grand nombre ont été arrêtés. » 
Anzin est calme » 
Le préfet, le général commandant le département, le procureur général sont sur les lieux. Des troupes en quantité considérable ont été mises à leur disposition et occupent des points, les plus importants. Les mesures prises permettent d'assurer que le désordre, partout où il se produirait, sera promptement et énergiquement réprimé. • » 
Le secrétaire général, ..-» 
Sazerac. »
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Jeudi minuit.— La préfecture du Nord adresse.les renseignements suivants : 

« La nuit du 24 au 25 et la journée du 25 n'ont  été signalées par aucun incident sérieux. Les troupes occupent toutes les positions importantes.
» De nombreuses patrouilles de cavalerie parcourent la campagne, autour de Douai et de Denain et.dispersent  les bandes qui la sillonnent.— 100 individus ont été faits prisonniers. Le- mineur tué hier est étranger et inconnu. — Dans l'attaque de la gare de Denain, il a sauté à la gorge d'un caporal qui l'a tué raide d'un coup de fusil,. 
» Le secrétaire général, » Sazerac. »
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D'après des renseignements qui nous sont fournis, la grève des ouvriers mineurs de Dourges et de Courrières continue.
Elle a gagné les houillères des environs de Douai, nous écrit-on.
Lundi, c'étaient les ouvriers de la fosse n° 4 de l'Escarpelle qui ne descendaient pas. Le lendemain mardi, trois des fosses de la même houillère étaient arrêtées.
Dans les fosses voisines de la compagnie d'Aniche, tous les ouvriers étaient descendus le matin comme d'habitude. A neuf heures et demie, la plus grande partie des mineurs de la fosse Notre-Dame, après s'être concertés au fond, remontent, au jour.
Ils se rendent à-la fosse Gayant, et font remonter tous les ouvriers qui, surpris de cet ordre, croyaient à un accident.
Les grévistes de Notre-Dame forcent les ouvriers de Gayant à se rendre avec eux à la fosse de Dechy, puis à celle de Guesnain, et font remonter tous les. ouvriers, qu'ils obligent à se joindre a eux, les empêchant même d'aller à leurs maisons du voisinage pour dîner. 
Ainsi, sans avoir adressé à leurs chefs aucune demande ou réclamation quelconque, quelques meneurs suffisent pour entraîner deux cents ouvriers de la fosse Notre-Dame à se mettre en grève, et à aller empêcher 800 ouvriers de trois autres fosses de continuer leur travail, qu'ils ne demandaient qu'à poursuivre. 
Lorsqu'on leur demande ce qu'ils veulent, ils répondent seulement : « Nous ne voulons pas travailler, il est défendu du travailler. » 
C'est un mot d'ordre reçu auquel on obéit sans savoir pourquoi. 
Aux fosses d'Aniche, le travail a continué et continue ce matin comme d'habitude. II avait, été annoncé hier et avant-hier qu'on viendrait dans la nuit arrêter les travaux d'Aniche. L'autorité, voulant empêcher toute intervention des grévistes, a envoyé dans la nuit tout un bataillon qui est installé dans cette commune, prêt à réprimer toute tentative des grévistes sur les exploitations d'Aniche.
La situation n'a pas beaucoup changé de puis hier, à Billy-Montigny et à Hénin-Liétard. On assure que beaucoup de mineurs de la première de ces deux localités ne de manderaient pas mieux que de reprendre le travail, satisfaits qu'ils sont des concessions faites par la compagnie ; mais ils n'osent pas le faire à cause des menaces proférées cOntre eux. 
A Hénin-Liétard, quelques ouvriers sont descendus ce matin. En attendant qu'on se décide à reprendre la pioche, les machines fonctionnent; ventilateurs et pompes d'épuisement font leur besogne comme en temps ordinaire.
Ainsi qu'on pouvait le craindre, la grève de Vicoigne a gagné en partie, nous assure-t-on, la fosse de Nœux. M. le sou's-préfet de Béthune s'est rendu aujourd'hui dans cette localité. 
A Marles, un seul puits est en grève et les négociations n'ont pas encore abouti, les mineurs ne voulant pas se contenter de l'augmentation de 10 p. cent qui leur est offerte par la compagnie. Une fosse marche encore. L'arrivée des troupes envoyées dans cette contrée a produit très bon effet : elle empêchera les pressions extérieures ou locales d'entraîner ceux des mineurs qui se contentent de l'augmentation accordée.
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A Lens, les ouvriers sont descendus ce matin à quatre heures, comme d'habitude, dans les quatre puits de cette très importante compagnie. 
- Les mineurs ont résisté jusqu'ici aux excitations dont ils ont été l'objet de la part des grévistes. On ne saurait, en effet, s'expliquer la cessation du travail sur ce point, puisque, ainsi que nous le disions hier, la direction a augmenté le taux des salaires avant les événements actuels. Cependant les craintes ne seront absolument dissipées que demain, puisque c'est aujourd'hui seulement que se termine la paie. A Ferfay et à Bruay, le travail continue.
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Aujourd'hui à deux heures, quatorze des mineurs arrêtés à Billy-Montigny comparaissent devant le tribunal de Béthune. Aussitôt après leur jugement, les condamnés seront éloignés du foyer d'agitation et transférés dans une autre maison de justice, celle d'Arras probablement. (Courrier du Pas-de-Calais.)
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Devant. l'attitude des grévistes des départements du Nord et du Pas-de-Galais, le gouvernement ne pouvait, rester indifférent ; le Président de la République a adressé la dépêche suivante au préfet du Pas-de-Galais : 

« Versailles, 25 juillet, 2 h. 45. » Président de la République à préfet du Pas-de-Calais. » 


J'approuve votre énergie et la promptitude de la répression. » Il faut absolument que ces désordres finissent sans retard. J'ai fait partir un régiment pour Douai, avec des vivres et des tentes. Un second, celui qui fait brigade avec le régiment parti, est prêt à s'embarquer. : 
» J'ai cent mille hommes ici et les moyens de répression ne vous manqueront  pas. 
» La République ne doit pas souffrir de désordre nulle part, surtout le désordre envoyé du dehors par des perturbateurs qui voudraient bouleverser la société européenne ; ce sont des ennemis de la libération du sol que ceux qui, dans ce moment inquiètent les esprits et menacent le crédit de la France. 
» Il faut donc tout de suite les réduire par la force et la justice. 

» A. THIERS. » 


lundi 23 mars 2020

La grève dans le Nord et à Guesnain en octobre 1925 d'après l'Humanité du 13 octobre 1925















LA GRÈVE EN PROVINCE 

Beau mouvement dans le Nord malgré les chefs jaunes


Lille, 12 octobre (Humanité.) 
Malgré l'immonde. coalition du consortium textile des syndicats chrétiens et des chefs réformistes, malgré une abondante campagne de presse et un déluge d'affiches venimeuses contre le Parti communiste, nombreux sont les travailleurs du Nord qui ont signifié en faisant grève qu'ils. voulaient la paix immédiate au Maroc et en Syrie.
A Halluin et Roncq la grève est totale. Une manifestation de plusieurs milliers d'ouvriers a parcouru les rues de la cité rouge.  A Roubaix, fief du social-traître Lebas, une forte minorité chôme.  
D'autres renseignements favorables nous arrivent des mines.Voici le pourcentage des grévistes dans le bassin du Nord
De Sessevalle 100 p. cent, Gayant 45 pour 100, Bernard, 40 p. 100, Escarpelle, 20; p. ,100, Guesnain 100 p. 100, Dechy 50 p. 100. 

Un coup de téléphone de Béthune nous annonce une bonne participation des Polonais aux côtés de leurs camarades français;

A Marles, 50 p 100 de grévistes à Vendin 60 pour cent. Là, dans le Pas-de-Calais, les chefs réformistes, en plus de leur appel de briseurs de grèves, ont fait courir le bruit que la grève était ajournée. Néanmoins, dans de nombreuses fosses, les ouvriers font grève..Des., ,-incidentsi viennent, de se produire à Halluin. Je m'y rends, F. BONTE.

Dans le bassin d' Anzin


Fresnes-sur-Escaut, 12 octobre (Humanité)  Malgré le sabotage systématique à tous points de vue de la police et des social-réformistes, la grève de 24 heures a .obtenu un appréciable succès dans le bassin minier d'Anzin. Des renseignements que nous avons recueilli sur place dans les cités minières, nous pouvons affirmer sans exagération; aucune que plus de trente pour cent des mineurs, ont pris part à la bataille.
Si l'on tient compte des procédés honteux employés, par les réformistes, on peut s'estimer heureux d'un tel résultat. -Ajoutons que de nombreux mineurs réformistes et inorganisés ont participé au mouvement ce qui indique qu'en dépit du sabotage des contre-révolutionnaires les mineurs ont reçu l'écho des mots d'ordre du Comité d'Action contre les guerres coloniales et notre gouvernement impérialiste. L. Raux

L'incident de Waziers


Douai, 12 octobre (Humanité). Il y a d'excellents résultats dans les bassins miniers d'Anzin du Nord et du Pas-de-Calais ; le moral est enthousiaste parmi les ouvriers participant au mouvement du bassin d'Anzin où il y a où il y a une moyenne de grévistes de 40 p. 100. Au puits Haveluy, il y en a 80 p. 100. Malgré une réunion donnée la veille du mouvement par Rossy, secrétaire du syndicat réformiste a Blignières, les pourcentages sont 30 à Lambregh 80 à Hérin, 25 à Bleuse-borne, 80 à Cuvinot à Agache 80 à Thivencelles. Dans le bassin du Nord, la moyenne des grévistes est de 75 p 100 au puits de Sessevalle ; 100 p. 100 à Gayant ; 95 à Bernard ; 40 à Dechy ; 50 à Saint-René ;100 p. 100 à l'Escarpelle ; 80 à Bonnel 80 à Pecquencourt, à Vred, 80
Le chômage, est complet à Veine, Flines-lez-Râches. A Waziers, en présence du sous-préfet qui interdisait les groupements des grévistes voulant se poster sur la route de la mine pour connaître ceux ayant travaillé, la commission syndicale unitaire repoussa la prétention du .sous-préfet, en répondant  du bon ordre. 150 hommes de troupes furent envoyés à Waziers, commandés par le capitaine de gendarmerie. La cavalerie fit des sommations réglementaires par sonneries de1 trompettes et se déploya en ligne pour charger la foule cernée. Le courage et le sang-froid. du camarade Guironnet, maire communiste, empêchèrent une échauffourée entre les troupes et les mineurs.
En général de nombreux gars du bâtiment et des métaux s'étaient joints aux mineurs du Pas-de-Calais pour donner de l'ampleur au mouvement– Morival Marceau.

A Somain

Somain, 12 octobre. (Humanité.) Une grandiose manifestation a eu lieu à Somain dans. le Nord. Les mineurs de Sessevalle, Somain et environs qui chômaient en grande majorité ont tenu un grand meeting au cours duquel la foule frémissante acclamait les mots d'ordre du Comité d'Action.. Ensuite un impressionnant cortège s'est déroulé, au nombre, 1500, à travers les rues de Somain, musique en tête. Kirsch