FAIRE REVIVRE LE PASSÉ DE GUESNAIN AU TRAVERS DE RECHERCHES DOCUMENTAIRES, D'ENQUÊTES, D'ENREGISTREMENTS DE TÉMOIGNAGES ORAUX, D'EXPOSITIONS À THÈMES, D'ARTICLES DANS LA PRESSE ET DE LIVRES
Guesnain
lundi 21 décembre 2020
mardi 15 décembre 2020
vendredi 11 décembre 2020
jeudi 10 décembre 2020
Un mineur écrasé à la fosse Saint-René relaté dans le Nord Maritime du 15 janvier 1924
UN MINEUR ÉCRASÉ PAR UN BLOC DE 1500 KILOS
Un terrible accident s’est produit A la fosse Saint-René, à Guesnain. Un ouvrier mineur polonais, Laurent Kasmelek, 31 ans, au cours de son travail, a été pris sous un bloc de pierre pesant près de 2.000 kilos. Le malheureux a eu la poitrine littéralement broyée. Ses camarades ont eu beaucoup de peine à dégagea son cadavre.
mercredi 9 décembre 2020
LA BATAILLE DES MINEURS DANS L'HUMANITÉ DU 20 FÉVRIER 1923
LA BATAILLE DES MINEURS DANS L'HUMANITÉ DU 20 FÉVRIER 1923
Dans les bassins du Nord et d'Anzin Le cap du lundi est franchi merveilleusement
Une manifestation à Somain
dimanche 22 novembre 2020
RELEVÉ DE CARNETS DE PAIE À LA FOSSE SAINT RENÉ POUR METTRE EN ÉVIDENCE LES BAS SALAIRES EN 1912 DANS "LA VOIX DU MINEUR" DU 27 JUILLET 1912
GUESNAIN.
Réunion
Dans une réunion, les ouvriers de la fosse Saint René, à Guesnain, avaient décidé d'écrire à la direction des mines pour lui soumettre leurs réclamations, ils donnèrent mandat au citoyen Quintin de faire le nécessaire. Aussitôt en possession de la réponse de la compagnie, des réunions furent organisées à Guesnain et à Lewarde au commencement de juin, les citoyens Caulier et Quintin tinrent les ouvriers au courant de la réponse.
Le citoyen Caulier fut chargé de faire un relevé des carnets de paie des ouvriers le 22 juin.
Voici le relevé des salaires qu'il a pu établir : 267 carnets d'ouvriers à l'abattage ayant 3.290 journées, avec 20929 frs 55 de salaire, formant une moyenne de 6 fr. 36 primes comprises : pour les aides mineurs, 20 carnets ayant 210 Journées avec 999 fr. 50 de salaire, formant une moyenne de 4 fr. 575.
Voilà, camarades, le respect des engagements pris par les compagnies. Cela tient surtout à ce qu'il y a encore des camarades qui restent en dehors de l'organisation syndicale.
Camarades, ce n’est qu'en vous unissant sous la bannière syndicale et en assistant aux réunions pour y discuter et défendre vos intérêts que vous arriverez à mettre fin à cette situation.
Une nouvelle prise de fiches sera faite sous peu.
Les patrons disent que ce sont les cabaretiers qui ont donné vos carnets sans votre consentement.
Je suis certain que vous ferez fi de cette calomnie et puisque vous touchez votre carnet individuellement pas un de vous ne fera sans le montrer. Agissant ainsi en conséquence, nous verrons si la compagnie aura le toupet de continuer à rogner sur votre salaire. D'ici peu, nous demanderons avec vous que la distribution des carnets se fasse comme en beaucoup de compagnies à votre arrivée au Jour. Je vous ferai connaître le jour que je ramasserai les carnets de paie, donc à vous d'agir dans votre intérêt personnel et général
En faisant cela, voua ferez voir à la compagnie que les cabaretiers n'étaient pour rien la dernière fois. ,
CAULIER Olivier.
1912_07_27_La_Voix_du_mineur
mardi 17 novembre 2020
Broyée par un crible mécanique à la fosse Saint-René le 14 août 1911
mardi 10 novembre 2020
Le travail des enfants à la mine dénoncé par un syndiqué dans la Voix du Mineur
GUESNAIN.
— Chacun sait chez nous que les élections pour les délégués mineurs vont avoir lieu sous peu. Le sieur Tonneau délégué actuel de la fosse St René à Guesnain n’attend pas le dernier jour pour jeter la pierre à notre organisation.
L’on nous rapporte eu effet la fait suivant : dernièrement, appelé pour son service chez un blessé, la conversation tomba sur la Caisse de secours
Trouvant l'occasion propice de salir nos militants Tonneau ne trouva rien de plus beau que de faire la déclaration suivante :
« Si les malades ne touchent pas de secours c’est la faute des délégués À la Caisse de Secours qui ne font pas leur service ». Je souhaiterai pour ma part que Tonneau fasse son service de délégué mineur comme les camarades Bertiaux et FLinois font le leur a la Caisse de secours ; car jamais depuis qu’d. sont élus un ouvrier ne peut dire que ces camarades se sont désintéressés de ses intérêts. il n’en est pas de même de Tonneau qui n'a toujours été que l’homme de la Compagnie et j'espère que les ouvriers de Guesnain lui prouveront bientôt qu'ils en ont assez de sa personne en le remplaçant par un délégué mineur du syndicat.
Il me parait que la loi sur la réglementation des heures de travail est très bien observée à la fosse Saint-René des mines d’Aniche car on voit des enfants descendre à 5 heures du matin avec les ouvriers en présence du délégué mineur et en remonter à 4 heures du soir, cela fait 11 heures consécutives de travail au fond de la mine pour des enfants âgés de moins de seize ans. Le délégué ne fait aucune observation sur ses rapports vu aussi qu’il est l’homme de la compagnie depuis longtemps. Allez, pères du familles, vous devez savoir que la santé de vos enfants est compromise, vous devez savoir que vos intérêts ne sont pas sauvegardés, car le délégué ne peut avoir son indépendance comme vos délégués mineurs voisins car il reste sous la tutelle de la compagnie.
Camarades, ne restez plus en arrière et votez tous en masse pour le candidat du syndicat si vous voulez voir amoindrir vos misères et augmenter vos salaires.
Si vous voulez voir nos matériaux rapprochés près des plans ou à front de taiiles et ne plus être obligé d’aller passer une demi journée tous les jours, pour avoir le bois nécessaire pour le travail.
Si vous voulez vivre en hommes conscients et non comme la brute qu’on exploite sans pitié, syndiquez-vous et lisez La Voix du Mineur.
Mais aussi, camarades, tous aux urnes pour le candidat du syndicat aux futures élections de délégué mineur
Je vous rappelle, camarades, que ce vote se fait sous enveloppes, donc vous n’avez pas à hésiter de voter pour le candidat du syndicat, le citoyen Fiinois.
Un syndiqué.
dimanche 18 octobre 2020
LES RENTES DES MINEURS, ACCIDENT DU TRAVAIL À LA FOSSE SAINT-RENÉ DE GUESNAIN,1902_01_27_Le_R_veil_du_Nord
samedi 17 octobre 2020
GRÈVE GÉNÉRALE DES MINEURS, RÉSULTAT DE LA CONSULTATION, 1901_09_19_Le_Temps
Voici quelques nouveaux résultats sur le référendum relatif à la grève générale :
Mines de l'Escarpelle. A Dorignies : pour la grève 390 voix, contre 40 ; à Pont-la-Deule : pour 70, contre 9 ; à Escrebieux : pour 43, contre 8.
Mines d'Aniche. A Sin-le-Noble : pour 315, contre 37 ; à Waziers : pour 164, contre 29 ; à Lewarde-Guesnain : pour 85, contre 18; à Dechy : pour 126, contre 18; à Aniche : pour 223, contre 59; à Abscon : pour 17, contre 2.
Mines de Douchy : pour 342, contre 133.
Mines d'Azincourt : pour 230,. contre 35.
vendredi 16 octobre 2020
LES GRÈVES DANS LES BASSINS HOUILLERS, 1893_09_23_Le_Temps
Les grèves dans les bassins houillers
jeudi 15 octobre 2020
Nuit mouvementée et grève dans la Concession d'Aniche
LES GRÈVES
Concession d'Aniche
Nuit mouvementée
Jeudi soir, à l'issue d'une importante réunion tenue à Roost-Warendin par M. Jouveneau, de nombreux grévistes, dont quelques-uns portant des bâtons, se forment par bandes et s’avancent dans la direction de la Scarpe qui sépare le bassin de l’Escarpelle de celui d'Aniche. Mais, se rappelant sans doute que, lors de la grève de 1889, ils s’étaient heurtés à toute une série de brigades de gendarmerie échelonnées, ils envoient des éclaireurs qui aperçoivent les ponts occupés par des gendarmes à cheval. Sans se décourager, ils modifient immédiatement leur tactique et font un très grand détour par le pont de Râches, le pont de Baillon et Anhiers et arrivent à la fosse Gayant, à Waziers, où, là encore, ils se trouvent nez à nez avec les gendarmes. Aussitôt les bandes se dispersent pour se reformer plus loin et s’avancer à pas de loup, avec un silence tel que les patrouilles ne les entendent pas. Ils parviennent ainsi dans des corons de Dechy et de Sin, où ils frappent aux portes et réveillent les ouvriers, dont ils entraînent une partie à leur suite. On les retrouve à la fosse Saint-René, à Guesnain, qui jusqu'à présent est restée étrangère au mouvement. Ils y rencontrent 18 gendarmes à cheval, disparaissent encore et marchent sur Auberchicourt et Aniche. Pendant ce temps, l'officier commandant l'escadron du 4e cuirassiers occupant Aniche depuis plusieurs jours, prévenu par la gendarmerie que le but des grévistes, qui vont être plusieurs milliers, du Nord et du Pas-de-Calais, dans un instant, est d’arriver jusqu'aux fosses de la division d'Aniche, fait sonner la générale et bientôt les hommes sont rangés sur la place, prêts à se porter en avant. L'ordre de partir arrive et alors l’escadron s'ébranle, formant avec les gendarmes des patrouilles qui commencent une véritable chasse à l'homme très difficile, par une nuit sombre, le vent et la pluie. Les grévistes, eux non plus, n'ont pas perdu leur temps, et, avec une véritable science militaire, ils ont employé l’ordre dispersé, plaçant à une série de points stratégiques , importants: sentiers , routes, croisements de routes, petits ponts, ponts de chemins de fer, etc., des petits postes reliés entre eux par des sentinelles volantes.
Les patrouilles arrivent, les groupes disparaissent comme par enchantement, les hommes se cachent dans les fossés, dans les haies, puis se reforment à une certaine distance. Un officier ou un sous-officier voit un groupe qui disparaît tout à coup, près d'une maison, il le cherche en vain. Cependant, il veut en avoir le cœur net ; il enflamme une allumette et s'aperçoit que les grévistes sont collés au mur d’un cabaret et tournent en même temps que lui autour de cette habitation. Ce n’est que vers six heures du matin que tout est rentré dans l’ordre ; soldats, gendarmes et grévistes épuisés de fatigue. Cette manœuvre des grévistes n’a du reste entraîné qu’une soixantaine d’ouvriers de Somain et de Villers-Campeau qui ne sont pas descendus ce matin. Les autres fosses de la division d’Aniche sont au complet. Quant à la division de Douai, elle donne comme eflectif des descentes : Fosse Gayant, 61 descendus sur 201 ; Notre-Dame, 113 sur 338; Dechy, 130 sur 380 ; Bernicourt, 30 sur 137 ; Saint-René à Guesnain, 338. Au total, 681 descendus sur 1.431 Aucun incident grave à signaler. On raconte, toutefois, que des grévistes auraient jeté des pierres à un gendarme, mais sans l’atteindre.
jeudi 11 juin 2020
Les grèves du Nord, et une marche vers Guesnain
Les grèves du Nord
Lille, 22 octobre.
La nuit dernière, les grévistes de Dorignies sa sont dirigés de Waziers à Sin-le-Noble pour arrêter le travail dans cette portion de concession.
A Aniche, ils ont en partie réussi, car à la fosse Gayant, une centaine de mineurs, sur 500, n'ont pas repris le travail, et à la fosse Bugnicourt un certain nombre de mineurs ne sont pas descendus.
Les fosses du bassin de l'EscarpelIe, qui continuent à travailler, n'ont qu'un effectif très restreint. Tout est calme cependant.
Des patrouilles de gendarmerie et d'artillerie circulent d'une fosse à l'autre pour assurer le maintien de l'ordre. La nuit dernière, un gréviste est tombé dans une escarpe et n'a pu être retiré qu'une heure après. Un artilleur qui se trouvait non loin de là a essayé en vain de lui porter secours.
Les nouvelles qui nous parviennent ce soir paraissent plus rassurantes.
Arras, 22 octobre.
La situation de la grève s'est un peu améliorée dans le centre des bassins de Courrières, de Drocourt et de Lens, au puits n° 3 ; mais la grève s'étend vers les deux extrémités de la région.
Le chômage est complet à Bruay. On a des inquiétudes à Nœux et à Marles.
Dans le Nord, le chômage est également complet à l'Escarpelle, et commence à gagner Aniche.
Dorignies, 23 octobre.
Dans une réunion qui a eu lieu hier ici, M. Jouvenot a rendu compte.de l'entrevue avec M. Brun, directeur de la Compagnie de l'Escarpelle. La continuation de la grève a été décidée à l'unanimité. L'assemblée a décidé que l'on partirait en groupes sur Sin-le-Noble, Dechy, Guesnain, Lewarde, Aniche, Denain, Anzin, Abscon.
A la sortie de la réunion, les mineurs ont été dispersés par la gendarmerie et l'artillerie, mais ils se sont reformés en un groupe compact qui, drapeau en tête, après avoir circulé dans Dorignies en recrutant des camarades se sont dirigés sur Waziers.
La route leur a été barrée par la troupe au pont du fort de la Scarpe. Une arrestation y a été opérée. Ils se sont rendus par petits groupes à la réunion qui devait avoir lieu à. Waziers.
La grève a été également proclamée.
mardi 21 avril 2020
Un article sur les mineurs du Nord et leurs dures conditions de travail à Guesnain, un article paru dans le journal "L'Intransigeant" du 21 décembre 1883. Extrait d'un discours de Basly
LES MINEURS DU NORD
Émile Basly, né le à Valenciennes, et mort le à Lens, à l'âge de 74 ans, est un syndicaliste et homme politique français. Une des grandes figures du syndicalisme dont il est l'animateur et le pilier pendant vingt ans dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, avec Arthur Lamendin, il fait ensuite une carrière politique à Lens, où son nom est indissociable de la ville, et passe à la postérité pour avoir inspiré à Émile Zola le personnage d'Étienne Lantier dans Germinal.































