Guesnain

Guesnain

dimanche 1 mars 2020

Une manifestation contre les expulsions à Guesnain en 1922, un article paru dans l'Humanité du 21 aout 1922


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UNE MANIFESTATION DANS LE NORD CONTRE LES EXPULSIONS

La commune de Guesnain, près de Douai, vient d'être le théâtre, d'une magnifique protestation de tous les habitants contre les expulsions. La Compagnie des Mines d’Aniche tente une ,nouvelle fois, avec le concours de la police et des huissiers, de mettre les locataires dans la rue. Grâce à l'ardeur et au dévouement du camarade Poingt Arthémise, secrétaire de la section, un camarade menacé d'expulsion a pu rester tranquillement dans sa maison, sans que l'huissier parvienne à s'emparer du mobilier. Le jour de l'expulsion, c'est-à-dire mercredi, un grand meeting était organisé avec le concours des camarades Soileux, maire de Guesnain Moniot, secrétaire général des mineurs, et les frères Morival ; ceux-ci démontrèrent point par point que la Compagnie des Mines d'Aniche, soutenue par le Bloc National, employait les procédés les plus infâmes contre la classe ouvrière. Plus de 800 personnes étaient massées devant la mairie ; elles se rendirent ensuite devant la maison de la victime au chant de l'Internationale, barrant totalement la route à l'huissier et à sa troupe.
Bonne journée de propagande, qui a démontré la force de la solidarité ouvrière. Une quête pour les grévistes du Havre a produit 44 fr. 30

Cambrioleur et assassin, à l'estaminet du coron sans beurre à Guesnain, paru dans le Réveil du Nord du 20 décembre 1921







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Le Réveil du Nord 20 décembre 1921 1/4
Cambrioleur et assassin
Un malfaiteur surpris la nuit dans un estaminet de Guesnain, blessa grièvement la cabaretière et fuit 
La commune de Guesnain a été mise en émoi par le sanglant exploit d'un cambrioleur qui, surpris tandis qu'il opérait, a blessé une jeune femme d’un coup de revolver et a pu prendre la fuite en enlevant une somme de 1600 fr. Voici les faits : 
Un bruit étrange 
Les époux Thibaux, tiennent un estaminet près du passage à niveau des « Corons sans Beurre », à Guesnain. Le jeune ménage, qui passait pour avoir de l’argent, couche au rez-de-chaussée dans une chambre contiguë à l’estaminet. Or, l’autre nuit, vers 2 heures du matin, Mme Thibaut était réveillée par un bruit singulier. Il lui semblait entendre, par moments, des pas feutrés et au rytfme d'une respiration... Elle réveilla son mari et, sautant à bas du lit, elle se dirigea vers la porte du débit de boissons. 
Un coup de feu 
Mais au moment où elle allait franchir le seuil, un coup de feu retentit. Un malfaiteur, dérangé par la jeune femme, venait de tirer sur elle un coup de revolver. 
Atteinte à la jambe droite, Mme Thibaut s’affaissa. Son mari la releva, et la porta sur son lit, puis il revint dans la salle de l'estaminet. Mais c’est en vain qu’il fouilla tous les coins et recoins. Il ne trouva personne. Le malfaiteur avait réussi à fuir. Le docteur Piet, de Dechy, fut mandé d’urgence et accourut prodiguer des soins à la blessée qu’il fit conduire à l’Hôtel-Dieu de Douai. L’état de Mme Thibaut est assez grave. 
Un vol de 1.600 francs
 M. Thibaut, en visitant sa maison, n'avait pas tardé à constater que la porte d’une armoire placée dans sa chambre à coucher était entrouverte, et qu'un somme de 1.600  francs qui s’y trouvait avait disparu. Le voleur put ouvrir sans bruit la porte du meuble et chercha à tâtons l'argent, à deux pas des époux endormis. Il était en train d’essayer d'ouvrir le tiroir-caisse du comptoir quand Mme Thibaut se réveilla. On sait le reste. Détail singulier : on n’a relevé aucune trace d’effraction sur la porte donnant sur la cour par où le malfaiteur s’est introduit dans la maison. Mme Thibaut affirme cependant avoir fermé cette porte. La gendarmerie mène une active enquête. Jusqu ici on n’a pu relever la trace du voleur au revolver.

samedi 29 février 2020

Un drame mystérieux aux Corons sans Beurre à Guesnain en 1913 Article paru dans la Petite République du 27 septembre 1913





UN DRAME MYSTÉRIEUX

Qui a tiré ? 

Guesnain. 26 septembre. Un drame étrange s’est déroulé jeudi, vers deux heures et demie de l'après-midi, au numéro 16 du bâtiment C. des corons « Sans-Beurre ». Dans ces corons, composés de maisonnettes ayant au rez-de-chaussée deux pièces étroites divisées par un couloir, et des chambres mansardées, habite une population cosmopolite, parmi laquelle les rixes sont fréquences. C’est là qu’habitait depuis 1910 le mineur Jean Bocquillon, aujourd'hui âgé de trente-deux ans, et son épouse qui compte vingt-sept printemps. En 1911, les époux Bocquillon. qui se trouvaient bien seuls en leur demeure, car le mari travaille toutes les nuits, prirent un logeur, Pierre Bezin, vint-huit ans, mineur, originaire du Pas-de-Calais, et dont la famille habite Vicoigne. Le trio semblait parfaitement s'entendre et rien jusqu'ici, d'après ce que disent les gens du voisinage, ne pouvait faire prévoir le drame. 

Le revolver parle 

Jeudi, vers deux heures et demie du soir, les habitants des corons « Sans-Beurre » étaient mis en émoi par trois détonations successives — des coups de revolver — provenant de la demeure de Bocquillon. On y courut et, dans la pièce à droite en entrant, on trouva la femme Bocquillon gisant sur le sol, sans connaissance, et Pierre Bezin, étendu par terre, une plaie derrière l'oreille droite, et accusant Bocquillon d’avoir tiré sur sa femme et sur lui. Bézin fut mis sur un matelas, dans la pièce où il se trouvait, et la femme Bocquillon, qui avait encore en main sa propre photographie, fut transportée dans la pièce voisine et déposée sur un matelas. Elle n'était pas blessée ainsi qu'on l'avait cru d'abord. mais se trouvait en état de catalepsie, et ce fut en vain qu'on lui prodigua des soins pour la rappeler à elle. Le maire de Guesnain, le garde particulier, le garde champêtre avertis aussitôt, se rendirent sur les lieux du drame et firent prévenir la gendarmerie de Sin-le-Noble. Les Gendarmes arrivèrent peu après, interrogèrent Bézin, qui accusa formellement Bocquillon d’avoir tiré trois coups de revolver sur lui et sur la femme, puis perdit connaissance. Bocquillon interrogé à son tour prétend que Bézin après avoir tiré deux coups de revolver sur lui et sa femme, avait tenté de se suicider. Les recherches des gendarmes firent dé couvrir sur le sol le revolver, une arme du calibre de six millimètres et deux balles de revolver qui avaient éraflé le pied du mur. Le Parquet et le capitaine de gendarmerie furent prévenus. Celui-ci vint sans tarder à Guesnain où il précéda de quelques minutes le docteur. Le praticien constata que la femme Bocquillon se trouvait frappée d’une commotion cérébrale très grave, déterminée vraisemblablement par la scène tragique et que Bézin portait derrière l’oreille droite une plaie assez profonde, intéressant sans doute le cerveau, et faite par un projectile tiré à une distance assez rapprochée mais non à bout portant car il n’existe ni traces de brûlures. ni traces de poudre, de sorte que l’on conclut que Bézin a dû dire la vérité en prétendant qu'on avait tiré sur lui, et qu'il n'a pas tenté de se suicider comme le prétend Bocquillon. Dans la soirée, le Parquet de Douai s'est rendu à Guesnain, accompagné du médecin légiste pour continuer l'instruction.




jeudi 9 mars 2017

La plus ancienne photo de classe des écoles de Guesnain date de 1895


Cette photo nous a été envoyée par Monsieur et Madame Tellier demeurant à Carnières. Ils l'ont trouvée chez leur grand-mère demeurant à Sin-le-Noble. Qui pourrait nous aider à mettre des noms sur ces bambins de 1895 à Guesnain

jeudi 29 décembre 2016

GUESNAIN RACONTÉ PAR SES ANCIENS. C’est littéralement l’œuvre des Guesninois eux-mêmes. Ils ont fourni des témoignages, des écrits, des photos ou  des documents intimes. 

Guesnain raconté par ses anciens :   « La fosse Saint-René», tome 2 


Les auteurs du livre sous la photo de Maria Sergeant, l’une des pionnières, à 95ans, du groupe d'histoire locale.


Le groupe d’histoire locale a collecté les anecdotes, les photos, et les documents des habitants de la commune avant de les mettre en forme dans un ouvrage. Un livre qui vient compléter le premier tome, paru en 2012, et consacré à la fosse Saint-René. 



Pourquoi écrire encore sur la fosse Saint-René, plus de 50 ans après sa fermeture ?

- Stéphane Marcinkowski, coauteur du livre et membre du groupe d’histoire locale :
« Après le premier tome consacré à l’histoire de la fosse Saint-René, paru en 2012, nous nous sommes intéressés aux mineurs, à leurs familles, leur habitat, leurs traditions, leurs loisirs et leurs jeux, mais aussi leurs luttes et leurs conquêtes sociales, dont le fleuron, la sécurité sociale des mines (SSM), n’est pas arrivé par hasard, ni sans douleur à Guesnain...
Le point est fait également sur les apports des immigrations successives, qui ont porté la population de ce petit village rural de 427 âmes en 1851 à près de 4 700 aujourd’hui, non sans quelques péripéties »

Quelles sont vos sources ?

- Joëlle Bruneau, du groupe d’histoire locale :
« Au-delà des 15 membres du groupe d’histoire locale qui ont mené les recherches et contribué à sa réalisation, on peut dire que cet ouvrage de 150pages, soutenu par ILG et la municipalité, rédigé en équipe autour de Stéphane, Jean-Pierre Bayot, et Marcel Fiévez, et maquetté par nos soins, c’est littéralement l’œuvre des Guesninois eux-mêmes.
Ils ont fourni des témoignages, des écrits, des photos ou des documents intimes.
Près de 270 clichés ont été reproduits, de façon remarquable, par l’imprimerie Ethap de Guesnain. »

Où peut-on se procurer cet ouvrage ?

- Edith Biegala, membre du groupe d’histoire locale:
« Il a été tiré à 1 000 exemplaires, dont près de 400 sont déjà vendus en un mois.
Il est en vente au prix de 12 € au PMU le Gai Nain, à la médiathèque André-Stil et à l’Office du tourisme de Douai. Envoi postal possible au prix de 17 € ou les deux tomes au prix de 27 € (frais de poste inclus). »
J-M. D ( CLP)

dimanche 6 décembre 2015

L'EXPOSITION "GUESNAIN DES ORIGINES À NOS JOURS, VOILÀ TOUTE L'HISTOIRE" EST TERMINÉE. À L'ANNÉE PROCHAINE ...


L'EXPOSITION A NOTAMMENT ÉTÉ VUE PAR PRÈS DE 250 ÉCOLIERS QUI ONT PU EMPORTER AVEC EUX UNE "MAILLE" DE DOUAI (MONNAIE AYANT COURS AU MOYEN-ÂGE À DOUAI SOUS LE COMTE DE FLANDRE EN PARTICIPANT À UN ATELIER MONÉTAIRE ENCADRÉ PAR MAÎTRE JEHAN