FAIRE REVIVRE LE PASSÉ DE GUESNAIN AU TRAVERS DE RECHERCHES DOCUMENTAIRES, D'ENQUÊTES, D'ENREGISTREMENTS DE TÉMOIGNAGES ORAUX, D'EXPOSITIONS À THÈMES, D'ARTICLES DANS LA PRESSE ET DE LIVRES
Guesnain
dimanche 26 novembre 2017
jeudi 9 mars 2017
La plus ancienne photo de classe des écoles de Guesnain date de 1895
Cette photo nous a été envoyée par Monsieur et Madame Tellier demeurant à Carnières. Ils l'ont trouvée chez leur grand-mère demeurant à Sin-le-Noble. Qui pourrait nous aider à mettre des noms sur ces bambins de 1895 à Guesnain
jeudi 29 décembre 2016
GUESNAIN RACONTÉ PAR SES ANCIENS. C’est littéralement l’œuvre des Guesninois eux-mêmes. Ils ont fourni des témoignages, des écrits, des photos ou des documents intimes.
Guesnain raconté par ses anciens : « La fosse Saint-René», tome 2
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| Les auteurs du livre sous la photo de Maria Sergeant, l’une des pionnières, à 95ans, du groupe d'histoire locale. |
Le groupe d’histoire locale a collecté les anecdotes, les photos, et les documents des habitants de la commune avant de les mettre en forme dans un ouvrage. Un livre qui vient compléter le premier tome, paru en 2012, et consacré à la fosse Saint-René.
Pourquoi écrire encore sur la fosse Saint-René, plus de 50 ans après sa fermeture ?
- Stéphane Marcinkowski, coauteur du livre et membre du groupe d’histoire locale :« Après le premier tome consacré à l’histoire de la fosse Saint-René, paru en 2012, nous nous sommes intéressés aux mineurs, à leurs familles, leur habitat, leurs traditions, leurs loisirs et leurs jeux, mais aussi leurs luttes et leurs conquêtes sociales, dont le fleuron, la sécurité sociale des mines (SSM), n’est pas arrivé par hasard, ni sans douleur à Guesnain...
Le point est fait également sur les apports des immigrations successives, qui ont porté la population de ce petit village rural de 427 âmes en 1851 à près de 4 700 aujourd’hui, non sans quelques péripéties »
Quelles sont vos sources ?
- Joëlle Bruneau, du groupe d’histoire locale :« Au-delà des 15 membres du groupe d’histoire locale qui ont mené les recherches et contribué à sa réalisation, on peut dire que cet ouvrage de 150pages, soutenu par ILG et la municipalité, rédigé en équipe autour de Stéphane, Jean-Pierre Bayot, et Marcel Fiévez, et maquetté par nos soins, c’est littéralement l’œuvre des Guesninois eux-mêmes.
Ils ont fourni des témoignages, des écrits, des photos ou des documents intimes.
Près de 270 clichés ont été reproduits, de façon remarquable, par l’imprimerie Ethap de Guesnain. »
Où peut-on se procurer cet ouvrage ?
- Edith Biegala, membre du groupe d’histoire locale:« Il a été tiré à 1 000 exemplaires, dont près de 400 sont déjà vendus en un mois.
Il est en vente au prix de 12 € au PMU le Gai Nain, à la médiathèque André-Stil et à l’Office du tourisme de Douai. Envoi postal possible au prix de 17 € ou les deux tomes au prix de 27 € (frais de poste inclus). »
J-M. D ( CLP)
dimanche 6 décembre 2015
L'EXPOSITION "GUESNAIN DES ORIGINES À NOS JOURS, VOILÀ TOUTE L'HISTOIRE" EST TERMINÉE. À L'ANNÉE PROCHAINE ...
L'EXPOSITION A NOTAMMENT ÉTÉ VUE PAR PRÈS DE 250 ÉCOLIERS QUI ONT PU EMPORTER AVEC EUX UNE "MAILLE" DE DOUAI (MONNAIE AYANT COURS AU MOYEN-ÂGE À DOUAI SOUS LE COMTE DE FLANDRE EN PARTICIPANT À UN ATELIER MONÉTAIRE ENCADRÉ PAR MAÎTRE JEHAN
5 DÉCEMBRE 1484, SALE TEMPS POUR LES SORCIÈRES. GUESNAIN A PAR LE PASSÉ CONNNU DES PROCÈS EN SORCELLERIE, ET D'AILLEURS LA LÉGENDE DU GAI NAIN MET EN SCÈNE CHAQUE ANNÉE UNE SORCIÈRE MALFAISANTE QUE L'ON MET AU BÜCHER LORS DES FESTIVITÉS DU NAIN GAILLOU
5 décembre 1484
Le pape enquête sur les sorcières
Par la bulle (*) du 5 décembre 1484, le pape Innocent VIII ordonne une enquête sur les sorciers, les sorcières et la sorcellerie, en vue de définir les signes auxquels on peut reconnaître le pacte d'un individu avec le démon !
Comme l'atteste cet acte, c'est curieusement à la fin du Moyen Âge, tandis que la foi médiévale recule au profit de la philosophie gréco-romaine, que les prétendues sorcières sont désignées à la vindicte publique !
Sale temps pour les sorcières
Au Moyen Âge, en effet, on ne brûlait pas les sorcières mais on se contentait de les exposer en place publique car on les considérait comme de pauvres folles, plus dignes de pitié qu'autre chose.
Tout change à partir du moment où disparaît l'Inquisition, en France et dans les pays germaniques...
Les tribunaux civils héritent des procès en sorcellerie et les juges de la Renaissance, à la différence des inquisiteurs du Moyen Âge, croient volontiers au pouvoir maléfique des sorcières. Ils les font en conséquence brûler à l'égal des hérétiques.
Les chasses aux sorcières sont un phénomène caractéristique de la Renaissance (fin du XVe siècle, XVIe et XVIIe siècles). Elles débutent vers 1430 et la plupart ont lieu entre 1560 et 1630. Elles se soldent par l'envoi au bûcher d'environ 30 000 à 60 000 malheureuses, pour environ le double de procès.
Dans le seul pays de Vaud, on compte un total de 1 700 bûchers (jusqu'à 25 en une seule année !).
La dernière sorcière, Anna Göldi, a été décapitée en 1782 dans le canton suisse de Gladis. Elle a été réhabilitée le 28 août 2008.
vendredi 20 novembre 2015
GUESNAIN NE S'EST PAS BÂTI EN UN JOUR
Ils y ont mis tous leur cœur depuis un an (de gauche à droite : Édith, Joëlle, Stéphan, Irène, Fabienne, Henri, Jean-Pierre avec à ses côtés Jean-Marc Lefebvre de l’association Arkhéos, et sur l’escabeau Jean-Marie
C’est l’effervescence au groupe d’histoire locale qui prépare sa treizième exposition consacrée cette année à l’urbanisation de Guesnain des origines à nos jours. Après une année de recherches, de collecte de documents, le moment est venu de présenter en une quarantaine de panneaux le résultat de leurs travaux.
L’inauguration aura lieu vendredi soir à la médiathèque et on s’affaire pour disposer au mieux les panneaux et agencer en vitrine les objets fournis par la direction de l’archéologie préventive de la CAD, à savoir des pièces de monnaie gauloises identiques à celles découvertes dans le dépôt monétaire mis à jour lors des fouilles archéologiques de « Coeur d’îlot » , des éclats de poterie, des pierres taillées…
Rien d’austère dans ce qui va être présenté car le lien est fait entre les différentes strates du passé et ce qui existe de nos jours au niveau de l’habitat. Même les écoliers pourront y trouver leur compte car des ateliers de création monétaire animés par Monsieur Jean-Marc Lefebvre de l’association Arkhéos leur seront proposés en complément de la visite avec leur maître.
L’exposition sera visible tous les après midis du mardi au samedi de 14 heures à 17 heures du 21 novembre au 5 Décembre 2015. Entrée gratuite.
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L’accrochage est un moment magique … et périlleux
Guesnain en cinq actes
L’origine connue de l’urbanisation à Guesnain a été révélée par différentes fouilles archéologiques : « rue de l’égalité » en 1958, place Salengro » à l’emplacement de la médiathèque en 2000, puis au lieudit « Coeur d’îlot » en 2009.
Elle remonte au 6è siècle avant JC, à l’ère gauloise sous l’âge du fer. Puis du 1er au 5è siècle après JC, c’est l’époque de la colonisation romaine attestée par la découverte d’une villa gallo-romaine avec sa zone d’activités et un « trésor monétaire ».
-Vient ensuite la période mérovingienne aux 6è et 7è siècles après JC avec des indices de cabanes et un déplacement de l’occupation des sols vers l’actuelle rue de l’égalité. « Ghesnain » est alors rattaché à Douai par le comte Robert de Flandre.
-Du 9è siècle à 1789, la « villa de Ghesnain » tombe sous l’autorité monastique des chanoinesses de Maubeuge. On y construit une des premières églises de villages médiévaux à l’emplacement actuel et le village primitif s’établit tout autour.
-À partir de 1789, l’agriculture cède peu à peu la place à l’industrie et à la mine. L’urbanisation va croissant dès 1750.
En 1864, le premier puits de mine est foré et en 1963, c’est la fin de l’exploitation charbonnière à Guesnain.
Ne subsiste de cette époque, à l’emplacement du carreau de fosse, que la zone industrielle Saint-René.
dimanche 15 novembre 2015
BIENTÔT NOTRE EXPOSITION SUR L'URBANISATION À GUESNAIN DES ORIGINES À NOS JOURS.(visible à la médiathèque André Stil tous les après midis de 14 h à 17 h du 21 Novembre au 5 Décembre 2015) - C'EST L'OCCASION DE RAPPELER LA PART PRISE DANS CETTE ÉVOLUTION PAR L'OCCUPATION ROMAINE ET D'ÉVOQUER LA MÉMOIRE DU DERNIER EMPEREUR ROMAIN, JUSTINIEN, MORT IL Y A JUSTEMENT 1450 ANS, LE 15 NOVEMBRE 565
Mort il y a 1450 ans, Justinien 1er fut le dernier des grands empereurs romains et un conquérant heureux.Il nous a surtout laissé une compilation du droit romain qui va inspirer les légistes européens à partir de la Renaissance...
Justinien compile le droit romain
Le 15 décembre 533, à Constantinople, l'empereur Justinien donne force de loi auxPandectes (d'un mot grec qui signifie « qui contient tout »). Ce volumineux recueil de lois est plus connu sous son nom latin Digeste.
C'est l'oeuvre majeure de Justinien et l'héritage le plus durable de Rome. Il inspire encore très largement notre droit.
Jean-François Zilbermann
Un despote légiste
Très cultivé, passionné de théologie et de droit, soucieux aussi de consolider son autorité, l'empereur d'Orient a voulu après son avènement mettre de l'ordre et de la clarté dans le droit chaotique élaboré par Rome au fil d'un millénaire.
Dans un premier temps, la commission de spécialistes présidée par Tribonien regroupe des codes connus sous le nom de Grégorien, Hermogénien etThéodosien ainsi que des anciennes constitutions impériales. Elle en expurge les contradictions et les vieilleries et le résultat est un code de lois publié en 529 sous le nom de Code Justinien.
Mais l'empereur ne s'en tient pas là. Il demande à Tribonien de s'attaquer au droit privé et à la jurisprudence.
La commission dépouille 1500 livres de droit et pioche dans l'oeuvre de quelques grands jurisconsultes de l'époque classique. Elle adapte les prescriptions aux conditions du moment, dans l'empire romain d'Orient...
Cette compilation débouche enfin sur la publication du Digeste. C'est un recueil de 50 livres divisés en titres, chacun étant consacré à un sujet de droit (le Code Civilnapoléonien ne se présentera pas autrement).
Les juristes complètent leur travail par la publication, la même année, des Institutes. Il s'agit d'un manuel à l'usage des étudiants en droit. Ajoutons pour être complet la publication dans les années suivantes des Novelles, c'est-à-dire des mises à jour et des lois récentes.
Un héritage durable
Oublié dans l'anarchie des siècles suivants, le droit justinien a été remis à l'honneur au XIe siècle dans les cercles savants d'Italie. Il est pour une bonne part à l'origine du Code Civil napoléonien et de nos propres lois !
Quelques formules savoureuses sont passées à la postérité. Par exemple :« Pater autem is est quem nuptiae demonstrant » (Le père est celui que le mariage désigne ; autrement dit, en cas de filiation douteuse d'un enfant, le père est réputé être le conjoint de la mère).
Notons que Justinien, son initiateur, fut par ailleurs un conquérant heureux... et le dernier des grands empereurs romains ! Il est mort en 565, soit cinq ans avant la naissance de Mahomet dans une obscure oasis arabe.
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