Guesnain

Guesnain

jeudi 9 avril 2020

LES ATTENTATS CONTINUENT DANS LE NORD, dont un à Guesnain, dans le cadre des grèves de 1948








LES ATTENTATS
CONTINUENT
DANS LE NORD 


LILLE, 27 novembre (de notre correspondant.). — Cette nuit, une grenade a été lancée au domicile d'un porion de la fosse Vuillemln, M. Maxime Gravet, qui demeure au Coron du Garage, à Auberchicourt. Dégâts matériels.

A Guesnain. un explosif a été d'autre part, jeté, sur la maison d’un retraité des mines, M. Martin Urbaniak qui demeure avec son fils, mineur ; les dégâts sont peu importants.

mardi 7 avril 2020

Six mineurs ensevelis sous un éboulement près de Douai UN MORT , article paru dans l'Humanité du 9 décembre 1948











Six mineurs ensevelis 
sous un éboulement
près de Douai
UN MORT 


Lille, 8 décembre (correspondant Humanité, par téléphone). — Ce matin, un éboulement s’est produit au puits Saint-René, à Guesnain, près de Douai. Six ouvriers ont été ensevelis, 5 d’entre eux furent dégagés rapidement, le sixième, un Polonais naturalisé Français et père de plusieurs enfants, a été tué.
Les ouvriers déclarent que du fait de l’absence du délégué du puits actuellement emprisonné, les services de sécurité ne leur donnent aucune confiance.

Succès électoral à Guesnain pour remplacer 4 conseillers municipaux guesninois placés en prison suite aux grèves de 48








NOUVEAUX SUCCÈS
COMMUNISTES
À DEUX ÉLECTIONS PARTIELLES


Les quatre candidats de notre Parti ont été élus dimanche aux quatre sièges vacants, à Guesnain (Nord) où avaient lieu des élections partielles. TROIS D’ENTRE EUX SONT ACTUELLEMENT EN PRISON POUR FAITS DE GREVE. La liste présentée par notre Parti recueille 752 voix soit 68 % des suffrages. C’est là la marque indiscutable de la volonté des Français d’obtenir l’amnistie pour les travailleurs emprisonnés pour avoir usé de leur droit de grève.

A Vignot, dans la Meuse, la liste présentée par notre Parti enregistre également un beau succès. Elle obtient 137 voix sur 377 et gagne 22 voix par rapport au 19 octobre 1947 et ceci malgré 141 abstentions supplémentaires.

MORTS AU RYTHME AMÉRICAIN, UN ARTICLE PARU DANS L'HUMANITÉ DU 25 FÉVRIER 49, ÉVOQUANT LA PRODUCTIVITÉ DANGEREUSE À LA FOSSE SAINT-RENÉ À GUESNAIN,









MORTS
AU RYTHME
AMÉRICAIN

Un nouvel accident a fait, à deux jours d’intervalle, une nouvelle victime chez Renault.

Fatalité ! dira la direction. Fatalité ! s’écrient les « supporters » de Lacoste quand nous citons les 72 mineurs tués en 72 jours de travail.

Eh bien ! non. Nul travailleur, nul républicain n’acceptera cette explication.

Moins encore lorsque, renouvelant Goering, Mr Bruce, l'un des administrateurs en France du plan Marshall, ose déclarer que les Français devraient payer plus d’impôts et manger moins.

Nos gouvernants serviles appliquent les ordres de leurs maîtres : décrets Lacoste dans les mines, cadence Lefaucheux chez Renault !

Afin, selon la formule même du ministre des catastrophes, de « produire à tout prix », de réaliser des « économies sordides », les prix de tâches et les cadences imposent le rythme exigé par les milliardaires américains.

Produire, produire toujours plus, et les mesures les plus élémentaires de sécurité sont négligées. Pour gagner une fraction de seconde, Ferdinand Expert est broyé par sa presse, un mineur est pris sous un éboulement. Pour faire l’économie d’une construction nouvelle, un piston va, dans un atelier surpeuplé, tuer jean Hanriot, et la direction des mines de Guesnain fait, par prudence, remonter du puits incendié les chevaux qu’elle doit payer, mais oblige les mineurs à descendre au fond.

Un homme, pour les finances de Lacoste, vaut moins qu’un cheval !

Les travailleurs sont d’un autre avis. Ils se sont battus au temps de Louis Renault, de Lehideux, des compagnies minières, pour leur sécurité et pour un salaire garanti sans lequel les lois et règlements ne sont que vains mots.

Les travailleurs de France continuent leur combat.

Ils ne sont pas mûrs pour le rôle d’esclaves qu’on leur destine.

Leur bien, c’est leur vie, c’est celle de leur famille. Ils ne sont pas disposés à le sacrifier au, bénéfice des trusts internationaux, même camouflés sous le masque de l'Etat-patron.

C’est ce que cet après-midi diront les 35.000 travailleurs de la Régie Renault, dans l’émouvante manifestation organisée en hommage à leurs camarades Expert et Hanriot, sacrifiés aux expériences du rythme américain.

Paul MIERMONT.

A GUESNAIN (NORD) LA FOULE ENVAHIT LE CARREAU D'UNE MINE EN FEU, pour faire remonter les ouvriers malgré la Direction, UN ARTICLE PARU DANS CE SOIR DU 25 FÉVRIER 1949







A GUESNAIN (NORD) LA FOULE ENVAHIT LE CARREAU

D'UNE MINE EN FEU

pour faire remonter les ouvriers malgré la Direction

GUESNAIN, 24 février (par téléphone). — Devant les grilles de la fosse Saint-René, à Guesnain (Nord). une foule anxieuse s’est massée ce matin.

Le feu a éclaté dans la fosse. Depuis hier après-midi, on essaie de limiter l’incendie qui a pris naissance dans une vieille voie, mais les efforts n’ont pas encore abouti.

Des dégagements d’oxyde de carbone se sont produits et il a fallu évacuer les chevaux.

A 10 h. 30, les ouvriers du poste du matin demandent à remonter. La direction s’y oppose.

A 11 heures, la foule sans cesse grossissante proteste contre l’interdiction faite aux secrétaires syndicaux de pénétrer sur le carreau.

— Faites remonter les ouvriers ! criait-on.

Aux pleurs des épouses et des mères, se mêlaient les cris des ouvriers.

L’indignation devint telle quee la foule ouvrit les grilles et pénétra sur le carreau de la mine, exigeant la remonte, qui fut enfin ordonnée. La fosse est mise en arrêt jusqu’à réfection des travaux. Douze ouvriers ont cependant été intoxiqués.

lundi 6 avril 2020

LE SYNDICAT DES MINEURS DE DOUAI ATTAQUE LA DIRECTION DES HOUILLÈRES EN DIFFAMATION, Incendie de la fosse Saint-René, un article paru dans l'Humanité du 4 mars 1949
















LE SYNDICAT DES MINEURS DE DOUAI
ATTAQUE LA DIRECTION DES HOUILLÈRES
EN DIFFAMATION

A la suite des calomnies auxquelles la Direction des Houillères du Nord a donné la plus large publicité, calomnies reprises avec un ensemble remarquable par toute la presse polarisée de Paris, le Syndicat des mineurs de Douai attaque le directeur du groupe en diffamation et demande la nomination d’une commission d’enquête où il sera représenté.

Cette campagne de mensonges et de calomnies vise à un quadruple but :

1° Elle est une opération qui s’insère dans le plan gouvernemental de diversion aux préparatifs de guerre antisoviétique ;

2° Elle est une diversion aux massacres en série qui ont lieu au fond des puits, massacres qui se soldent par 76 morts et des dizaines de milliers de blessés depuis la reprise du travail. Elle est destinée à masquer les silences de Lacoste sur les accusations que nous avons portées contre lui.

3° Devant les risques terribles de catastrophes que nous avons dénoncés — sans que Lacoste que nous avons mis en cause réponde — le ministre vise à en rejeter par avance la responsabilité sur ses victimes. « Ce Matin » vend la mèche quand il écrit que :

« L’ON REDOUTE DESORMAIS CHAQUE JOUR LA CATASTROPHE que pourraient entraîner ces manoeuvres. » (sic). 

4° La proximité des élections des délégués mineurs et des élections cantonales inspire au gouvernement de vives inquiétudes. Il espère, mais en vain, par ces provocations semer le trouble dans certains esprits.

Mais il n’est si parfait menteur qui ne finisse par se trahir. C’est le cas de Lacoste et de ses valets des houillères et de la presse.


Les menteurs pris en flagrant délit 


Parlant de l’incendie de la fosse Saint-René, à Guesnain, dont nous avons expliqué hier qu’il prit dans une GALERIE MUREE A SES DEUX EXTREMITES PAR D’EPAIS BARRAGES MASSIFS, ET OU NUL NE POUVAIT DONC PENETRER, «Ce Matin-Le Pays» fait écrire à son soi-disant correspondant particulier :

« Un autre incendie éclata tout aussi mystérieusement L’AUTRE NUIT à la fosse Saint-René. « L’autre nuit » ? Or le feu avait pris le 24 février. La preuve est faite que le journal R.P.F. ignorait tout de cet incendie.

Au moment où ce journal situait la naissance du feu, la direction des mines déclarait à une délégation qui s’inquiétait pour la sécurité des mineurs qu’il était maîtrisé. .

Parlant d’un autre prétendu sabotage, ce journal écrit :

« A Douai, de la graisse fut introduite dans un chalumeau QUI EXPLOSA heureusement sans causer de victimes. » 
A propos de ce même prétendu « sabotage », « l’Aube » indique que l’explosion a été « EVITEE PAR MIRACLE ».

« Le Monde », qui voudrait se targuer du titre de journal sérieux (sic), se distingue dans ce concert. Mais lui aussi est pris en flagrant délit de mensonges.

Pour donner plus de vraisemblance à ses calomnies, il parle de soi-disant « sabotages » survenus le matin. Et il affirme que l'extraction a dû être arrêtée à la fosse 23 de Courrières à la suite de « détériorations dans le matériel électrique.

L’arrêt de ce puits est le résultat des « économies sordides de Lacoste ». En effet, c’est par suite de la rupture d’un câble que la cage fut précipitée le  26 février dans le puits, provoquant la détérioration d’une génératrice.

Au. lieu de la remplacer, on a continué à faire fonctionner la cage, ce qui a fait sauter la deuxième génératrice.

En date du 2 octobre 1948, le délégué mineur avait signalé que le câble était endommagé sur plusieurs mètres. Il ne fut pas changé.

De tels exemples sont innombrables. Nous y reviendrons d’ailleurs.


Grève de 24 heures à la fosse 8 de Lens... 


Hier, se sont déroulées les funérailles du mineur Lepan, victime d’un accident à la fosse 8 de Lens.

Pour réclamer plus de sécurité, les ouvriers de ce puits ont fait une grève de 24 heures.


... et au 4 de Lens 


A l’unanimité, les ouvriers du puits 4 de Lens ont observé un arrêt de travail de 24 heures pour protester contre la récente révocation de leur délégué mineur Emile Morelle.

Un blessé grave à la fesse Deioie Le jeune ouvrier Benoit Michel, 23 ans, a été grièvement blessé par une berline de remblai qui s’est renversée sur lui.

Atteint d’une fracture à la jambe et de contusions multiples, il a été transporté à l’hôpital de Douai.

dimanche 5 avril 2020

POUR L’INTERDICTION DE LA BOMBE ATOMIQUE, 2100 signatures à Guesnain, un article de l'Humanité du 12 mai 1950














Pour l'interdiction de la bombe atomique
51.383 signatures recensées dans le Douaisis et 15.500 à Calais


Avec 51.383 signatures approuvant l’appel de Stockholm, le Douaisis est à l’honneur de la lutte que mènent tous les combattants de la paix dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais.

A Beuvry 500 signatures ; Auchy 507, Coutiches 310, Nomain 400, Lallaing 1.620, Waziers 1.000, Sin-le-Noble 1.200, Frais-Marais 2 500, le Syndicat des mineurs 10.100 ; Dechy 4.300, Guesnain 2.100, Flers-en-Escrebieux 2.000, Cuincy 210, Lambres-lez-Douai, 214, Roost-Warendin 1.200 ; Pont de la Deule 1.000, Masny 436, Pecquencourt 5.000, Denain 5.000, Somain 2.486, Rieulay 300, Dorignies 4.000.

Le curé de Noyelles-Godault


Calais, qui s’est fixé un objectif de 40.000 signatures, vient de recenser 15.500 et le travail obtenu à Nomain où de nombreux travailleurs socialistes se sont déjà prononcés contre la bombe atomique. Les 12 conseillers municipaux S.F.I.O. viennent, à leur tour, de signer l’appel de Stockholm.

Dans le village de Maurice Thorez, Noyelles-Godault, le curé a également donné sa signature, ainsi que 2.200 autres habitants de la cité.